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Florange : "Mittal sera obligé de tenir ses engagements" selon Jean-Marc Ayrault

Jean-Marc Ayrault s'est justifié dans le dossier ArcelorMittal

Jean-Marc Ayrault s'est justifié dans le dossier ArcelorMittal - -

Sur RTL, jeudi 6 décembre, au lendemain de sa rencontre avec les syndicats d'ArcelorMittal, le Premier ministre a justifié une nouvelle fois le compromis signé avec Mittal. Tout en affirmant que le sidérurgiste sera bien obligé de tenir ses engagements.

L'accord, tout l'accord, mais rien que l'accord. C'est en substance ce que le Premier ministre a réaffirmé, jeudi matin sur RTL, au lendemain de sa rencontre avec les syndicats d'ArcelorMittal.

" Si on avait pris une autre décision, il y aurait eu un plan social et les 630 emplois de Florange n'auraient pas été sauvegardés", a-t-il affirmé. " J'avais promis : pas de licenciements à Florange. C'est fait !", a-t-il lancé. Selon le Premier ministre, la nationalisation provisoire aurait coûté un milliard d'euros aux contribuables, sans assurance pour la sauvegarde de l'emploi.

"Je me bats pour l'emploi pour tout le pays", a ajouté Jean-Marc Ayrault. Façon pour lui de dire que les salariés d'ArcelorMittal avaient bénéficié de beaucoup de sollicitude de la part du gouvernement alors que d'autres Français étaient au chômage et à la recherche d'un emploi.

Mais le le chef du gouvernement a estimé que "Mittal sera bien obligé de tenir ses promesses". "Ce sont des engagements incconditionnels", contrairement à ceux pris par le groupe sidérurgique sous Nicolas Sarkozy.

Concernant ses relations avec Arnaud Montebourg, le Premier ministre a voulu appaiser les tensions entre eux en réaffirmant qu'il n'était pas question d'un départ du ministre du Redressement productif du gouvernement.

Interrogé enfin sur le fait qu'ArcelorMittal allait pouvoir bénéficier du futur crédit d'impôt pour la compétititivié à hauteur de 35 millions d'euros, comme l'affirme un député PS, le chef du gouvernement a, en revanche, botté en touche.

Patrick Coquidé