BFM Business

Faut-il réduire salaires et temps de travail pour relancer l’emploi ?

Le temps de travail dans les PME, un sujet qui fâche au sein de l'UMP, qui a choisi hier mardi, de l'éviter...

Le temps de travail dans les PME, un sujet qui fâche au sein de l'UMP, qui a choisi hier mardi, de l'éviter... - -

Comme l’ont fait les Allemands face à la crise, et comme le suggère le Conseil d’Analyse Economique, les Français doivent-ils, temporairement, "travailler moins, pour créer de l’embauche" ? Syndicats et politiques débattent. Donnez votre avis dans ce forum.

Le Conseil d’Analyse Economique suggère de réduire temporairement les salaires et le temps de travail pour relancer l’emploi, comme l'a fait l'Allemagne face à la crise. Est-ce une bonne ou une mauvaise idée ? Syndicats et politiques donnent leur avis ; faites de même dans le forum ci-dessous.

« Les salariés préfèrent ça plutôt que de se retrouver sans boulot »

Favorable à cette idée, Marcel Grignard, secrétaire général adjoint de la CFDT, explique : « En temps de crise, c’est aux salariés, avec leurs syndicats, de décider au cas par cas de ce qu’il faut faire. Mais il arrive que la solution de privilégier le maintien des emplois temporairement pendant une baisse d’activité, quelques fois en rognant sur les salaires, soit parfois préférable pour la pérennité des emplois. Les salariés préfèrent largement ça plutôt que de se retrouver sans boulot. »

« On ne partage pas le travail comme on partage le pain »

De son côté, Patrick Ollier, ministre des relations avec le Parlement, est convaincu que « la réduction du temps de travail n’est pas la bonne formule : on ne partage pas le travail comme on partage le pain, lance-t-il. Sur la réduction des salaires, bien entendu, je ne suis pas d’accord non plus. Mais en revanche, je suis d’accord pour la prime que le Président de la République souhaite permettre d’offrir aux salariés. Ça c’est une mesure positive, de partage, dans le cadre de l’augmentation du pouvoir d’achat ! ».

La Rédaction, avec L. Dervault et A. Roger