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En juin, le nombre de chômeurs a baissé partout sauf en Ile-de-France

Il s'agit de la première publication des chiffres du chômage sous l'ère Macron

Il s'agit de la première publication des chiffres du chômage sous l'ère Macron - PHILIPPE HUGUEN / AFP

Le nombre de demandeurs d'emploi inscrits en catégorie A a baissé de 0,3% sur un mois et de 0,7% sur trois mois. L'Ile-de-France est la seule région de France métropolitaine a afficher une hausse.

Alors que la conjoncture économique s'améliore, les chiffres du chômage de juin, premier mois complet du quinquennat d'Emmanuel Macron, connaissent une légère embellie. Pôle emploi dénombrait en effet en juin dernier 10.900 inscrits de moins en catégorie A, soit une baisse de 0,3% sur un mois, de 0,7% sur trois mois et de 1% sur un an. Ce qui porte à 3.483.200 le nombre de personnes n’ayant exercé aucune activité en France métropolitaine.

L'Ile-de-France est la seule région de la France métropolitaine a voir le nombre de ses demandeurs d'emploi progresser. De 0,664 million en mars, ils sont passés à 0,670 en juin, soit une hausse de 1% en trois mois. Toutes les autres régions de France métropolitaine affichent de leur côté une baisse comprise entre -0,4% (Provence-Alpes-Côte d'Azur et Normandie) et -1,6% (Grand-Est). 

L'Ile-de-France accuse le coup

Dans sa dernière analyse de la situation du marché de l'emploi, en date du 11 juillet, la préfecture de la région Ile-de-France notait que les demandeurs d'emploi franciliens qui ont le plus de difficultés à trouver un emploi sont ceux qui travaillent dans les quatre secteurs suivants: la santé, l'action sociale, l'informatique, et les télécommunications. En revanche, les métiers du BTP restent très porteurs.

Cette spécificité francilienne reste toutefois à relativiser. Toujours selon cette dernière enquête de conjoncture régionale, cette hausse intervient alors que l'Ile-de-France avait jusqu'alors tendance à profiter davantage que les autres de l'embellie économique. Au "premier trimestre 2017, le taux de chômage francilien" a ainsi atteint son "plus faible niveau depuis cinq ans", à 8,3% de la population active, indiquait cette même étude. 

Il convient par ailleurs d'indiquer qu'au plan national, le constat est plus terne si l’on mesure les chiffres du chômage toutes catégories confondues. En effet, le nombre de demandeurs d’emploi en catégories A,B et C reste quasi stable sur un mois (+1800) mais augmente de 2,2% sur un an à 5.562.600 personnes. 

Une baisse qui profite surtout aux jeunes

La baisse du nombre de chômeurs en catégorie A semble être avant tout profitable aux jeunes demandeurs d'emplois dont le nombre a baissé de 0,8% sur un mois et de 6,7% sur un an. Le nombre de chômeurs de plus de 50 ans n’ayant exercé aucune activité n'a diminué que de 0,1% sur un moins et reste en hausse de 3,1% sur un an.

Une chose est sûre, ces chiffres du chômage ne seront pas commentés par la ministre du Travail Muriel Pénicaud qui a décidé de rompre avec cette tradition mensuelle. Elle a toutefois annoncé ce mardi matin qu'elle ferait chaque trimestre "un commentaire très approfondi" de différentes données sur le marché du travail. "Rendez-vous fin août", a-t-elle enfin indiqué

Paul Louis