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Emploi : Laurence Parisot désormais "pessimiste" sur un accord en fin de semaine

La présidente du Medef estime qu'un accord sera difficile

La présidente du Medef estime qu'un accord sera difficile - -

Les partenaires sociaux doivent se retrouver jeudi 10 janvier pour tenter d'arriver à un accord sur l'emploi. Le Medef et la CGPME se rencontrent ce lundi pour arrêter leur position avant la négociation.

Semaine décisive sur le front social. Après quatre mois de négociations infructueuses, patronat et syndicats se retrouvent, jeudi 10 et vendredi 11 janvier, pour deux ultimes séances qui doivent ou non déboucher sur "l'accord historique" espéré par François Hollande afin d'améliorer le fonctionnement du marché du travail.

Mais dès ce lundi, les deux principales organisations patronales, le Medef et la CGPME, se réunissent afin d'accorder leurs violons avant une réunion de tous les représentants d'employeurs, mardi soir. Le Medef, quant à lui, tiendra, mercredi un conseil exécutif extraordinaire à la veille de la reprise des négociations avec les syndicats.

Intervention du gouvernement

Vendredi, sur BFMTV et RMC, Laurence Parisot, la présidente du Medef, estimait encore possible un "accord ambitieux" avec ces derniers. Mais ce lundi matin, sur Radio Classique, elle s'est déclarée "pessimiste". "Les choses avaient progressé d'une manière raisonnable, dans un objectif que nous poursuivons tous, qui est d'améliorer le marché du travail pour créer de l'emploi et faire baisser le chômage. Or, depuis vendredi, nous avons reculé".

"Si la dernière séance de négociation devait avoir lieu aujourd'hui même, il est certain que le Medef ne signerait pas", estime la présidente du Medef. Selon elle, la responsabilité en revient au gouvernement qui refuse de répondre aux questions du Medef sur la notion de "CDD abusif".

Poussé par les syndicats, le gouvernement veut, en effet, taxer les contrats courts afin de privilégier les CDI. Quitte à faire un geste en direction du Medef en facilitant la signature d'accords de maintien dans l'emploi et la mobilité interne pour les entreprises en difficulté.

De son côté, Michel Sapin, le ministre du Travail, a affirmé ce lundi sur Canal+: "On arrive à la fin, c'est le moment de la décision, et d'abord de la décision des partenaires sociaux qui, vendredi prochain, devront avoir trouvé un accord" (..) "De toute façon nous légifèrerons pour modifier le marché du travail, pour plus de capacité d'adaptation pour les entreprises et plus de sécurité pour les salariés".

Patrick Coquidé