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Laurence Parisot : "On peut arrêter les destructions d'emplois"

Laurence Parisot n'exclut pas la signature d'un accord avec les syndicats le 11 janvier

Laurence Parisot n'exclut pas la signature d'un accord avec les syndicats le 11 janvier - -

Invitée de BFMTV et RMC, vendredi 4 janvier, la présidente du Medef s'est montrée plutôt optimiste sur l'avenir économique de la France. Elle mise sur le crédit d'impôt compétitivité pour stabiliser l'emploi.

C'est une présidente du Medef optimiste qui était, ce vendredi matin, l'invitée de BFMTV et RMC. "Il y a de bonnes raisons d'espérer. Il ne faut pas voir les choses en noir", a-t-elle lâché. La preuve ? "La bourse va mieux, car il y a aujourd'hui une réduction des incertitudes sur l'avenir de l'euro. C'est rassurant pour tout le monde".

Si Laurence Parisot ne s'est pas prononcée sur une possible inversion de la courbe du chômage comme François Hollande le croit, elle a en revanche estimé que "l'on peut arrêter les destructions d'emplois", en particulier grâce au nouveau crédit d'impôt compétitivité qui est "simple et sans conditionnalité".

Une façon pour elle de mettre en garde le gouvernement s'il voulait introduire des contreparties à la baisse des charges des entreprises comme lui demandent sa majorité et les syndicats.

Concernant la négociation avec les partenaires sociaux qui reprend le 10 janvier, la présidente du Medef estime qu'un "accord est possible" malgré la demande des syndicats de taxer les contrats courts, ce que refuse toujours le patronat. "Va-t-on alors taxer les contrats courts dans le secteur public ?", a-t-elle lancé en direction de l'Etat qui est effectivement le plus grand utilisateur de CDD en France.

A propos des impôts, si elle s'est une nouvelle fois refusée à évoquer l'ex-taxe à 75% qui relève de la fiscalité personnelle, elle s'est déclarée en revanche inquiète de l'alignement de la taxation des revenus du capital sur celui du travail, avalisé par le Conseil constitutionnel. "Cela n'existe nulle part ailleurs". L'affaire des "pigeons" n'est donc pas résolue selon elle.

Patrick Coquidé