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Deux industriels étaient prêts à reprendre Florange, selon la presse locale

Le site de Florange aurait pu être repris par un duo d'industriels, selon le Républicain Lorrain.

Le site de Florange aurait pu être repris par un duo d'industriels, selon le Républicain Lorrain. - -

Selon Le Républicain Lorrain de ce mercredi 5 décembre, le Belge CMI et le Russe Severstal étaient associés pour reprendre le site de Florange.

Voilà une nouvelle qui ne va pas apaiser les tensions entre les syndicats de Florange et Jean-Marc Ayrault, qui se rencontrent ce mercredi à Matignon. Selon le quotidien régional Le Républicain Lorrain, deux "poids lourds" de la sidérurgie mondiale, le belge CMI et le Russe Severstal, étaient associés pour reprendre le site ArcelorMittal de Florange.

Sous le titre "les coulisses d’une nationalisation ratée", le quotidien écrit que Bernard Serin (du groupe belge CMI) et Alexei Mordachov (du russe Severstal) "étaient associés pour reprendre Florange".

"Si l’on reconstitue le scénario des derniers jours, cette information est à mettre à l’actif d’Arnaud Montebourg, le bouillant ministre du Redressement productif aujourd’hui dans la tourmente, qui avait annoncé fièrement à l’Assemblée nationale qu’il avait bien 'un industriel, pas un financier, capable d’investir 400 M€' pour reprendre Florange", ajoute-t-il.

Sevrestal pourrait prendre sa revanche

Le Républicain Lorrain affirme avoir eu "la confirmation que le tour de table prévoyait que (cet) oligarque à la tête du 23e groupe sidérurgique mondial (69.000 personnes) n’ait qu’une "participation minoritaire" et laissait donc la main à Bernard Serin, ex-cadre de Florange, pour mener sa stratégie industrielle", précisant qu'"il semble également que le montant qu’aurait engagé Bernard Serin aurait avoisiné en réalité les 500 M€".

Le quotidien ajoute qu'"économiquement, la partie ne paraît pas terminée (et) Severstal pourrait prendre sa revanche". Il rappelle que "en 2006, l’aciériste russe avait échoué à contrecarrer l’OPA hostile de Mittal sur Arcelor". Pour conclure, Le Républicain lorrain prévoit que "les cartes pourraient être rebattues si Ulcos n’était pas attribué à Florange le 20 décembre ou si Mittal donnait un coup de canif dans le contrat passé avec Matignon".

Ces révélations constituent une mauvaise nouvelle pour Jean-Marc Ayrault, qui multiplie les piques envers son ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg. Ce dernier avait déjà l'appui des syndicats, et ce nouveau rebondissement de risque pas d'inverser le rapport de forces.

Yann Duvert avec AFP