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Deux Français sur trois veulent que l'action publique cible l'emploi

Ce baromètre est témoin du nombre personnes préoccupées par l'emploi

Ce baromètre est témoin du nombre personnes préoccupées par l'emploi - -

C'est ce que révèle un baromètre BVA-Institut Paul Delouvrier, publié ce lundi 17 décembre. L'année passé, le chiffre n'était que de 46%.

C’est un signe révélateur de la situation de l’emploi en France. Un baromètre BVA-Institut Paul Delouvrier des services publics, publié ce lundi 17 décembre, montre que deux français sur trois (66%) jugent que l'emploi devrait être le domaine d'action prioritaire en matière d'action publique.

Ce alors que le chômage dépasse les 10% et que plus de trois millions de personnes n’ont pas de travail en France.

Ce chiffre est en très forte hausse. L’année dernière il se situait à 46%. Les auteurs du baromètre notent ainsi une "poussée spectaculaire" de cette préoccupation des Français.

Entre 2010 et 2011, la proportion de Français jugeant l'emploi prioritaire était passée de 58% à 46%.

Deux types de contrats aidés pour tenter d'enrayer la montée du chômage

Pour répondre à la problématique du chômage, l’Etat s’est doté de deux armes, relevant des "contrats aidés", c’est-à-dire des contrats subventionnés par l’Etat

Le premier, les contrats d’avenir, est entré en vigueur le 1er novembre dernier et vise en particulier des jeunes chômeurs peu qualifiés, qui doivent être recrutés dans les collectivités locales et les associations. Ces contrats s'accompagnent en parallèle d'une formation pour aider leurs bénéficiaires à trouver durablement un emploi dans un secteur autre que le secteur public. 150 000 contrats sont attendus d’ici 2014.

Le second, les contrats de génération, cible les deux catégories les plus problèmes : les jeunes (moins de 26 ans, sauf quelques exceptions) et les seniors (57 ans ou plus). Les premiers doivent pouvoir accéder plus facilement à l’emploi tandis que, pour les seconds, il s’agit de maintenir leurs postes.

Pour inciter les entreprises à avoir recours à ces contrats, l’Etat accorde 2 000 euros d'allégement de charge par an pour l'embauche d'un jeune de moins de 26 ans et le maintien d'un emploi d'un sénior de plus de 57 ans. Mais seules les sociétés de moins de 300 entreprises seront bénéficiaires de cette aide.

Le dispositif a été adopté en Conseil des ministres le 12 décembre dernier et le gouvernement table sur 500 000 embauches par ce biais, d’ici la fin du quinquennat de François Hollande.

Julien Marion et AFP