BFM Business

Décès d'André Bergeron, ancien leader de FO

André Bergeron avait participé à la création de Force Ouvrière

André Bergeron avait participé à la création de Force Ouvrière - Jean Ayissi - AFP

L'ancien secrétaire général de Force Ouvrière s'est éteint à l'âge de 92 ans a annoncé, ce samedi 20 septembre Jean-Claude Mailly, actuel numéro un du syndicat. André Bergeron avait notamment participé à la création de FO.

Il restera comme l'un des grands noms du syndicalisme français. André Bergeron ancien secrétaire général de Force Ouvrière (FO) est décédé à l'âge de 92 ans à Belfort. Il avait été à la tête du syndicat pendant 25 ans.

L'annonce a été faite à l'AFP par l'actuel secrétaire général, Jean-Claude Mailly ce samedi 20 septembre.

"Les militants et militantes FO sont dans la peine", a par ailleurs déclaré le syndicat dans un communiqué.

"André Bergeron aura profondément marqué la vie sociale et économique, pendant une période où de nombreux progrès et acquis sociaux ont été obtenus par la négociation collective", a ajouté le syndicat.

Fils d'un employé de la SNCF, André Bergeron devient apprenti typographe dès l'âge de 14 ans, dans une imprimerie du territoire du Belfort et participe aux grèves de 1936.

Refus de postes de ministres

Après la guerre et des années de travail forcé en Autriche, il participe en 1948 à la création de FO, dont les militants viennent des rangs de la CGT.

Devenu secrétaire général de FO en 1963, André Bergeron occupera le devant de la scène sociale jusqu'à 1989.

Il se verra offrir à plusieurs reprises un portefeuille ministériel mais déclinera toutes les sollicitations.

Pendant les événements de mai 68, il obtient du patronat que le SMIC soit porté à trois francs alors que la CGT et Jacques Chirac, mandaté par le Premier ministre de l'époque Georges Pompidou, s'étaient entendus sur 2,70 francs.

Un syndicalisme réformiste

Durant toute cette période, André Bergeron, qui se retire en 1989, incarnera un syndicalisme résolument réformiste tourné vers le compromis, FO s'imposant comme l'interlocuteur privilégié du patronat et de l'Etat.

Président de l'Institut d'histoire sociale, membre de la Confédération européenne des syndicats libres, André Bergeron a présidé à plusieurs reprises le conseil d'administration du régime national d'assurances-chômage, l'Unédic.

Cet ancien responsable syndical a écrit plusieurs ouvrages dont "Force ouvrière, Lettre ouverte à un syndiqué" en 1975, "Je revendique le bon sens" en 1996, et ses "Mémoires" en 2002.

J.M. avec AFP