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Dans l'économie sociale et solidaire, +26% d’emplois en 5 ans

Activité d'éveil pour les enfants dans un bar associatif de Caen, en mars 2006.

Activité d'éveil pour les enfants dans un bar associatif de Caen, en mars 2006. - AFP - Mychele Daniau

La création d'emplois par les associations, mutuelles, coopératives et fondations est beaucoup plus dynamique que la moyenne des emplois privés.

L'économie sociale et solidaire (ESS) a représenté un emploi privé sur huit en 2015 avec 2,39 millions de salariés. Cela représente 12,7% du total des salariés français, selon une étude publiée lundi par l'association Recherches et Solidarités.

Entre 2010 et 2015, l'emploi dans ce secteur a progressé de 26%, quand l'ensemble de l'emploi privé n'augmentait que de 7%. Sur la seule année 2015, l'évolution a été de +0,4% dans l'économie sociale, deux fois supérieure à celle de l'ensemble de l'emploi privé (0,2%).

L'ESS représentait l'an dernier 202.700 établissements employeurs, 2,39 millions de salariés dont 13,1% sous régime agricole, et une masse salariale de près de 56 milliards d'euros.

Une majorité d'emplois associatifs

Sa "colonne vertébrale" est le secteur associatif, qui représente près de 83% des établissements employeurs, 77% des emplois et 69% de la masse salariale. Coopératives, mutuelles et fondations sont les autres employeurs.

La part de l'économie sociale et solidaire au sein de l'emploi privé dans les régions varie de 8,7% en Ile-de-France à 17,3% dans le Limousin. Cette part atteint ou dépasse également les 16% en Basse-Normandie, Poitou-Charentes, Bretagne, Languedoc-Roussillon, Auvergne et Franche-Comté.

Ce ratio dépend du dynamisme de l'économie sociale et du secteur économique dans ces régions, mais aussi de la place plus ou moins importante de l'emploi public, souligne l'étude. 

Par départements, la part de l'économie sociale dans l'emploi privé dépasse 20% dans les Deux-Sèvres, siège de nombreuses mutuelles, la Creuse (importance du secteur mutualiste et des fondations), le Tarn, l'Aveyron, le Cantal, la Haute-Loire et la Lozère.

A.R. avec AFP