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Conférence sociale: revivez cette dernière journée

Manuel Valls (Premier ministre), Jean-Paul Delevoye (président du CESE), et François Hollande au Palais d'Iéna pour la conférence sociale, le 7 juillet.

Manuel Valls (Premier ministre), Jean-Paul Delevoye (président du CESE), et François Hollande au Palais d'Iéna pour la conférence sociale, le 7 juillet. - -

Il s'agissait du deuxième et dernier jour d'une conférence sociale sous haute tension, ce mardi 8 juillet. Comme annoncé la veille, la CGT et FO n'ont pas participé aux débats, pour protester contre le report du compte-pénibilité. La FSU et Solidaire se sont joints au front du refus.

Après les discours, les débats. La conférence sociale est entrée dans le vif du sujet, ce mardi 8 juillet, en réunissant partenaires sociaux et ministres autours de sept tables rondes (voir encadré).

Mais la CGT et Force Ouvrière n'y ont pas participé pas, comme l'ont annoncé leurs leaders respectifs, Thierry Lepaon et Jean-Claude Mailly. Et ce, en dépit des appels de François Hollande, lors de son discours d'ouverture, à ne pas jouer "la surenchère".

Le Premier ministre Manuel Valls a clôturé cette conférence sociale par un discours. Il devrait délivrer la feuille de route de l'exécutif en matière sociale pour les mois à venir.

>> Retrouvez le resumé de cette journée

14h43 - Le président de l'UPA (artisans), Jean-Pierre Crouzet, met la pression sur Manuel Valls. "J'attends beaucoup du Premier ministre cet après-midi sur la position qui sera prise vis-à-vis de l'apprentissage, parce que derrière l'apprentissage il y a les jeunes", a-t-il déclaré à quelques journalistes.

Le Premier ministre a vu dans la décision de Force Ouvrière "une critique de la politique menée depuis deux ans", "pas un refus du dialogue social", et a pointé un "manque de cohérence de la CGT" sur la SNCF ou les intermittents. Il a réaffirmé qu'il y avait bien eu un "dialogue" entre le gouvernement et les partenaires sociaux.

13h08 - Selon des participants à la réunion, Manuel Valls a affirmé qu'il ne "minimise pas" le départ de la CGT, de FO, de la FSU de la conférence sociale, mais a appelé les députés socialistes à ,"ne pas y accorder de portée excessive".

12h45 - Incident Rousset-Montebourg: Alain Rousset, le président de l'Association des régions de France, a quitté la conférence sociale, car le ministre de l'Economie ne lui a pas laissé la parole.

11h22 - Laurent Berger ne veut pas "s'arrêter à l'écume des choses". Selon l'AFP, le secrétaire général de la CFDT "regrette que tous les syndicats ne veuillent pas discuter", après l'annonce du départ de la FSU suivant ainsi la CGT, FO et Solidaires. Mais "arrêtons d'essayer de commenter simplement l'écume des choses et le comportement et les postures des uns et des autres", a-t-il ajouté.

"La CFDT est là parce qu'il y a 5 millions de chômeurs, notre responsabilité est d'essayer de trouver des solutions et nous n'en trouverons pas si nous ne confrontons pas nos points de vue. Pour cela, il faut participer aux discussions. Ce qui est sûr, (c'est que) le statu quo, le recul, le chacun de son côté, ça ne produit aucun résultat". 

10h10 - La FSU claque la porte de la conférence sociale, annonce Bernadette Groison, la secrétaire générale du premier syndicat de l'Education, peu après l'ouverture des tables rondes au second jour de la conférence sociale. "Nous attendons que le gouvernement clarifie la manière dont il conçoit le dialogue social. Aujourd'hui nous ne pouvons pas être sur un dialogue social unilatéral", a-t-elle ajouté.

VIDEO - Bernadette Groison détaille sur BFMTV les raisons du départ de FSU de la table des négociations.

09h21 - Le ministre du Travail, François Rebsamen, répond à la FSU. "Il ne faut pas être dans la menace quand on vient dialoguer", a-t-il déclaré, précisant que "des réponses, des problèmes seront posés et des propositions qui seront faites dans la journée. J'appelle tout le monde au calme et au travail, c'est mieux pour les Français."


VIDEO - François Rebsamen explique le principe de la conférence sociale: "nous préparons une année de négociations par le dialogue social"


09h19: La FSU menace de quitter la table des négociations si elle n'est pas satisfaite des réponses apportées par le gouvernement, "sur le dialogue social, la contrainte budgétaire, les services publics et la fonction publique". "Si nous partons, il ne faudra pas que le gouvernement s'imagine que c'est anodin ou un simple signe de rupture, ce sera le signe d'une exigence forte de la FSU", a indiqué Bernadette Groison, la secrétaire générale du syndicat.

08h40 - Force ouvrière a voulu "marquer le coup", et signifier au gouvernement qu'il prenait "un drôle de chemin", un chemin "dangereux pour l'économie, pour le social et pour la démocratie", a indiqué Jean-Claude Mailly, le leader de FO. Mais si le dialogue social est "interrompu", il n'est "pas rompu", a-t-il affirmé. "Nous parler de dialogue social, quand un gouvernement décide sans dialoguer, ça s'appelle du cinéma", a-t-il continué.

08h38 - Le président de la CFTC, Philippe Louis, a considéré "contre-productif" le boycott de la CGT et de FO de la deuxième journée de la conférence sociale, en ajoutant que leur absence "pouvait ressembler" à un camouflet pour François Hollande.

7h40 –"Le dialogue social est un moyen de parvenir à quelque chose, ce n'est pas un objectif", a déclaré Thierry Lepaon, le leader de la CGT, sur RMC ce matin. "Nous avons participé à 14 réunions préparatoires à cette conférence sociale, nous avons mis 94 propositions sur la table, aucune n'a trouvé grâce aux yeux du Premier ministre. C'est pourquoi nous ne participons pas à la deuxième partie de cette conférence sociale", a-t-il expliqué.

|||sondage|||2019

Le titre de l'encadré ici

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7 tables rondes pour une conférence

> amplifier l'action pour l'emploi
> assurer le passage de l'école à l'insertion profesionnelle des jeunes
> développer un agenda pour la croissance et l'emploi en Europe
> accélérer le retour de la croissance par l'investissement
> garantir le pouvoir d'achat par une rémunération équitable
> rénover la politique de santé
> dialogue social et action publique

N.G.