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Comment manager la génération Y

Le mot d'ordre : faites confiance aux jeunes !

Le mot d'ordre : faites confiance aux jeunes ! - aaron osborne - Flickr - CC

Ils ont moins de 35 ans, ont souvent un parcours international, se montrent très réactifs, et ont une grande autonomie dans la gestion de leur travail. De quoi inquiéter les managers, habitués à avoir un suivi plus resserré de leurs équipes.

On la dit impatiente, impulsive, avide de liberté… avec leur façon particulière d'aborder le monde de l'entreprise, la génération Y peut déconcerter les managers. A tort. "La nouvelle génération n'est pas plus ingérable que les précédentes, et pas moins que les suivantes", lance Nicolas Mottis, enseignant à l'Essec et chercheur à l'X. Les questions que se posent aujourd'hui les managers, leurs prédécesseurs se sont posées les mêmes à leur arrivée dans le monde du travail.

Il faut surtout savoir tirer parti de leurs atouts. "Quand on écoute les DRH, ils sont parfois surpris par la richesse de la trajectoire suivie par ces jeunes recrues", explique Nicolas Mottis. Ces jeunes ont suivi des cursus universitaires désormais très ouverts sur l'extérieur, avec des expériences à l'international. Ils se montrent certes plus exigeants quant aux missions qu'ils espèrent se voir confier, mais cela leur donne une aisance beaucoup plus grande pour aborder certaines questions qui engagent différentes cultures et pays.

Faire confiance aux jeunes

Cette génération Y s'est accaparée les outils numériques, elle a une vraie capacité à naviguer dans les réseaux sociaux, à aller chercher de l'information et à aller vite. "Je suis très frappé avec les groupes d'étudiants que je peux accompagner, ou bien en entreprise. Vous fixez un projet, vous fixez le cadre d'un projet et ils sont capables de mettre en place une gestion de projet, seul, de manière extrêmement efficace à distance, avec des gens qu'ils ne connaissent à peine", s'enthousiasme le chercheur. Au final, le manager doit leur faire confiance, en se contentant de fixer des objectifs, et des échéances, ce qu'ils respectent très bien.

Enfin, cette génération fait preuve d'une grande simplicité dans leur gestion de carrière "les jeunes diplômés savent qu'ils bougeront, cela est naturel pour eux. Je trouve cela assez sain", poursuit Nicolas Mottis. Ils savent qu'ils seront peut-être un jour salarié dans un cabinet d'avocat et ensuite entrepreneur, et peut être ensuite de retour dans le salariat. "Cela n'est pas quelque chose de dramatique, c'est une preuve de grande ouverture" conclut, plein de confiance, Nicolas Mottis.

C.C.