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Chômage: le cap des 3,5 millions de demandeurs d'emploi est franchi

Le nombre des demandeurs d'emploi en catégorie A a encore progressé de 0,4% au mois de mars, selon les chiffres officiels publiés ce lundi 27 avril.

La reprise économique n'a toujours pas d'effets tangibles sur le front de l'emploi. Le mois dernier, le nombre de demandeurs d'emploi en catégorie A (sans aucune activité), a encore progressé de façon sensible: + 15.400 personnes soit 0,4% de plus qu'en février 2015, selon les chiffres publiés ce lundi 27 avril par Pôle Emploi.

Il s'agit ainsi du deuxième mois consécutif de hausse cette année, après février (+12.800 inscrits supplémentaires). Les jeunes (actifs de moins de 25 ans) ont connu l'augmentation la plus forte (+1%). Le cap symbolique des 3,5 millions a donc été franchi en France métropolitaine. Au total, on recensait en mars 3,509 millions de personnes n'exerçant aucun emploi dans l'Hexagone. 

En élargissant à l'ensemble des demandeurs d'emplois tenus de faire des actes positifs de recherche (catégories A, B et C), la France métropolitaine comptait en mars 5,29 millions de chômeurs. Avec les Dom, les demandeurs d'emplois sont même 5,59 millions soit l'équivalent de la population des 11 plus grandes villes de France réunies (Paris, Marseille, Lyon, Toulouse, Nice, Nantes, Strasbourg, Montpellier, Bordeaux, Lille et Rennes).

Un rythme de progression "4 fois moins élevé"

Depuis le début de son mandat, François Hollande n'a donc connu que quatre mois de baisse, et jamais deux consécutifs. Néanmoins du côté de l'exécutif, on préfère voir le verre à moitié plein. Le ministre du Travail François Rebsamen indique ainsi que sur l'ensemble du premier trimestre 2015, le nombre de demandeurs d'emploi en catégorie A n'a progressé "que" de 3.000 personnes. "Ce rythme de progression est près de quatre fois moins élevé que celui observé en 2014 et le plus faible enregistré depuis début 2011", fait valoir le ministre dans un communiqué.

"Les mesures adoptées commencent à porter leurs fruits et le gouvernement poursuit son effort de soutien et d’enrichissement de la croissance en emplois", poursuit-il, avant de rappeler l'arsenal dont s'est doté le gouvernement pour faire reculer le chômage (emplois d'avenirs, contrats aidés, prime d'activité...).

Pour la suite, l'Insee n'est guère optimiste. Lors de sa dernière note de conjoncture, l'institut national de la statistique, avait ainsi indiqué tabler sur une hausse du taux de chômage d'ici à la fin juin 2015, à 10,6% de la population active (DOM compris) contre 10,4% à fin 2014.

J.M.