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Ce Québécois prétend mieux vivre depuis qu'il a divisé par 25 ses revenus

La vidéo de Jacy Lalune, qui témoigne de son changement de vie, a crée le buzz.

La vidéo de Jacy Lalune, qui témoigne de son changement de vie, a crée le buzz. - Capture Journal du Quebec

Cet ex-ingénieur du son gagnait 100.000 dollars canadiens par an quand il a décidé en 2011 de tout vendre pour vivre dans une caravane. La vidéo dans laquelle il raconte son histoire a été vue plus de 800.000 fois.

Jacy Lalune, un Québécois de 49 ans, a connu deux vies. Comme il le relate auprès du Journal de Québec, il a été mixeur, réalisateur vocal et ingénieur du son. Le succès lui est tombé dessus, sans le vouloir. "J'étais obligé de consacrer toute ma vie à cela, d'être enfermé 70 heures, 80 heures par semaine. J'avais un rythme de fou", confie-t-il dans une vidéo qui a été vue plus de 800.000 fois. Même si il avait un salaire confortable, 100.000 dollars canadiens par an (soit près de 70.000 euros), son travail lui impose trop de pression et met en péril sa santé.

A tel point qu'il y a 6 ans il décide de tout plaquer. "J'avais un gros train de vie, je dépensais beaucoup, je ne mettais pas de côté. J'ai tout vendu", explique-t-il sur Radio Mauricie. D'abord, il s'est acheté une tente qu'il plantait chez des amis. Puis, il a trouvé cette caravane qu'il a installé à Saint-Alexis-des-Monts, en Mauricie. Il pratique une économie de services et d'échanges. "Je donne des heures de temps au propriétaire du terrain, qui est âgé, pour l'aider. Environ une dizaine d'heures par mois", détaille-t-il à la radio.

Travailler le minimum

Ses besoins sont réduits au strict minimum, il vit avec 4.000 dollars canadiens par an (soit près de 2.800 euros). Il n'a plus d'eau, plus de chauffage, ni assurance, ou de voiture à payer. Des panneaux solaires lui fournissent un peu d'énergie. "Je suis à peu près à 85% autonome. Je n'ai pas besoin d'aller m'alimenter à l'épicerie. Cet été je vais faire un jardin, je vais planter des patates et plein de trucs. Je suis en train de me former là-dessus", assure-t-il.

"Ce n'est pas que je ne travaille plus, mais je travaille le mininum. J'ai une belle réputation dans mon métier, les gens sont donc prêts à payer plus pour ce genre d'individus là", témoigne-t-il à Radio Mauricie.

Son nouveau mode de vie lui convient parfaitement. "Je suis millionnaire de mon temps. J'en ai plus que n'importe qui. Je suis riche de mon temps, et cela n'a pas de valeur", met-il fièrement en avant. Le retour en arrière est impossible : "Donnez-moi 1 million pour revenir à ma vie d'avant, je refuse". 

Comment voit-il l'avenir? Il veut continuer à "relaxer", "vivre calmement, paisiblement, sans stress".

C.C.