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Brexit : pour les sociétés françaises, il faut "se préparer au pire"

Geoffroy Roux de Bézieux, président du Medef. (image d'illustration)

Geoffroy Roux de Bézieux, président du Medef. (image d'illustration) - Éric Piermont - AFP

Après le rejet par la Chambre des communes du compromis négocié par Theresa May avec Bruxelles, le Medef s'attend au "pire".

La réaction du Medef ne s'est pas fait attendre. Dans un communiqué ce mercredi, l'organisation patronale invite les entreprises à se préparer au "pire scénario", celui d'une sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne sans accord.

"Ce résultat rend aujourd'hui malheureusement possible une sortie du Royaume-Uni sans accord le 29 mars prochain", écrit le Medef, qui espère encore une solution négociée. "En tout état de cause, le Medef appelle toutes les entreprises à se préparer au pire scénario, c'est-à-dire un non-accord", et à ses conséquences pour leur activité, ajoute l'organisation patronale dans un communiqué.

Le Medef rappelle qu'en cas de sortie sans accord, les personnes, les biens, les services et les capitaux ne pourraient plus circuler librement entre l'Europe et le Royaume-Uni.

Selon l'organisation patronale, 300 000 Français travaillent outre-Manche, 150 000 Britanniques sont installés en France, où près de dix millions de leurs compatriotes viennent chaque année, 30 000 entreprises françaises exportent au Royaume-Uni et plus de 3 000 d'entre elles y sont installées.

La rédaction avec Reuters