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Attentats de Paris: patronat et syndicats affirment leur unité

Les principaux leaders syndicaux en février dernier, unis pour leur droit à manifester (image d'illustration)

Les principaux leaders syndicaux en février dernier, unis pour leur droit à manifester (image d'illustration) - Kenzo Tribouillard - AFP

Les organisations syndicales ont fait fi de leurs récents différends pour afficher leur soutien aux victimes des attentats. Le patronat a fait de même, assurant dans un communiqué que "les chefs d'entreprise ne se laisseront pas impressionner".

Face aux attentats qui ont frappé Paris vendredi, le Premier ministre Manuel Valls en avait appelé samedi à "une union sacrée". Si côté politique, des fissures se font sentir, cela n'est pour le moment pas le cas au niveau des partenaires sociaux.

Syndicats et patronat ont ainsi affiché leurs soutiens aux victimes des événements tragiques survenus il y a deux jours et affiché leur volonté de résister face à la menace terroriste. Leurs leaders ont vite réagi aux attentats via Twitter, soit vendredi soir pour Laurent Berger, le leader de la CFDT, soit le lendemain pour Pierre Gattaz, le président du Medef ou encore Jean-Claude Mailly, le numéro un de Force Ouvrière.

Les organisations patronales et syndicales ont ensuite publié des communiqués communs. Les instances patronales tout d'abord. Dans un premier texte, le Medef, la CGPME, l'UPA (artisans) mais aussi la FNSEA (exploitants agricoles), l'UDES (économie sociale et solidaire) et l'UNAPL (professions libérales) ont exprimé "leur soutien et leur compassion aux victimes" en saluant "l'action des forces de l'ordre et de l'armée en première ligne dans la lutte contre l'extrémisme et la violence".

"Face à l’inacceptable, les chefs d’entreprises et leurs organisations représentatives, ne se laisseront pas impressionner", assurent-ils . Avant de conclure que "la solidarité et l’union sont la seule réponse possible". 

Les mouvements sociaux mis en pause

Le mot unité a également été le leitmotiv des syndicats qui ont fait fi leurs récentes divisions, notamment sur les 35h dans les hôpitaux parisiens.

Dans un communiqué commun, FO, la CGT, Unsa, Solidaires, la FSU, la CFE-CGC, la CFTC et la CFDT, manifestent également leur soutien aux victimes. "En frappant indifféremment la population, en ciblant des lieux de culture, de sport ou tout simplement de loisirs et de rencontres amicales, fréquentés par beaucoup de jeunes, les terroristes envoient un message clair : c'est bien toute la société qui est aujourd'hui visée", écrivent-ils.

Rappelant qu'ils avaient déjà fait front commun après les attentats de Charlie Hebdo, les syndicats expliquent avoir décidé de travailler ensemble sur "toutes les incidences pour le monde entier du travail" et de "poursuivre leur engagement pour lutter contre les replis, les stigmatisations, les divisions, contre toutes tentatives de terreur dans lesquelles veulent nous enfermer les terroristes, afin de continuer à faire société ensemble".

Par ailleurs, à la suite de ces événements tragiques, l'ensemble des mouvements sociaux ont été suspendus. A Air France, les syndicats ont ainsi annulé la manifestations du 19 novembre. Le SNCTA, le premier syndicat des aiguilleurs du ciel a suspendu samedi un préavis de grève. Les médecins libéraux ont eux aussi mis en pause leur mouvement.

J.M.