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Valls prône le "French celebrating"

Manuel Valls voudrait que le "French bashing" face place au "French Celebrating"

Manuel Valls voudrait que le "French bashing" face place au "French Celebrating" - François Guillot - AFP

Lors d’une visite ce lundi au siège de L’Oréal, le Premier ministre a appelé à célébrer et à soutenir les entreprises françaises qui vont de l’avant. Il compte également "lutter contre la fiscalité excessive" et "baisser le coût du travail".

Manuel Valls milite pour la pensée positive. A l’issue d’une visite, ce 3 novembre, au siège de L’Oréal, à Clichy-la-Garenne, dans les Hauts-de-Seine, le Premier ministre a déclaré qu"il faut parler positivement de ce qui va dans le bon sens", faisant ainsi référence au parcours du groupe cosmétique.

"Une entreprise comme L'Oréal, c'est au fond la France qui avance, qui gagne, qu'il faut célébrer et soutenir" a-t-il ajouté.

"Plutôt que de dénoncer (le) French bashing", a-t-il dit, c'est "plutôt le French celebrating" qu'il faut mettre en avant, a-t-il ajouté, reprenant une expression formulée ce lundi du PDG de L'Oréal Jean-Paul Agon.

Les entreprises doivent jouer le jeu de l'emploi

Le Premier ministre a appelé à "lutter contre la fiscalité excessive", à "baisser le coût du travail, rendre les normes plus simple, soutenir la recherche", car "tout cela participe de la compétitivité et de l'attractivité dont nous avons besoin".

"En retour, il est nécessaire que les entreprises s'engagent à jouer le jeu de l'emploi", a-t-il rappelé devant les responsables du groupe. D’ailleurs le Premier ministre doit présenter demain un comité de suivi des aides publiques qui permettra de faire le point sur les aides perçues par les entreprises et le respects des engagements qu’elles ont passé.

Jean-Paul Agon, interrogé par la presse, a affirmé qu'il avait touché en 2013 au titre du CICE, "un peu moins de 10 millions d'euros".

Reconnaissant qu'il s'agissait d'une goutte d'eau par rapport aux bénéfices de l'entreprise (23 milliards d'euros de chiffre d'affaires), il a assuré: "les petites gouttes d'eau font les grandes rivières et ça contribue à nous aider (...), à investir, améliorer nos usines, investir en recherche...".

 "Pour nous, c'est une contribution plus petite" que d'autres entreprises, "tant mieux si ça contribue à aider plus encore des entreprises qui en ont plus besoin", a-t-il ajouté.

C.C. avec AFP