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Valls: "On ne décrète pas une baisse du chômage"

Manuel Valls veut que les entreprises retrouvent de la confiance.

Manuel Valls veut que les entreprises retrouvent de la confiance. - Patrcik Kovarik - AFP

Manuel Valls est revenu sur les mauvais chiffres du chômage. Il rappelle l'importance de la réforme du droit du travail pour y remédier.

Alors que le chômage a atteint de nouveaux records, le Premier ministre Manuel Valls estime que la France a tout pour réussir à le baisser, mais des efforts sont encore à fournir. "On ne décrète pas la baisse du chômage", a-t-il martelé sur Europe 1. "Les bases sont posées. Il faut poursuivre les réformes, notamment en assouplissant le droit du travail. C'est le sens de la réforme que nous allons porter au début de l'année avec Myriam El Khomri".

Et il poursuit: "Il faut que les entreprises investissent, embauchent, et pour cela, il faut qu'elles aient davantage de souplesse". Il a rappelé que "toutes les bases sont posées pour que le chômage recule mais il faut davantage de confiance et de croissance".

Croissance de 1% ou 1,1% en 2015

Par ailleurs, le Premier ministre a assuré que la France enregistrerait une croissance économique de 1% ou 1,1% cette année, espérant que la période des fêtes contribuerait à effacer la perte d'activité liée aux attentats du 13 novembre.

Selon une première évaluation réalisée par la Direction générale du Trésor (DGT) dévoilée la semaine dernière, les attentats du 13 novembre pourraient amputer la croissance française de 0,1 point de PIB au cours des prochains mois, soit deux milliards d'euros.

Le ministre des Finances, Michel Sapin, a toutefois jugé "très difficile" de mesurer l'impact des attentats sur la croissance économique, estimant que ces derniers n'auraient d'effets "que si les Français baissent la tête".

Rémunération des fonctionnaires

Enfin, Manuel Valls a évoqué la rémunération des fonctionnaires. La semaine dernière, Marylise Lebranchu, ministre de la Décentralisation et de la Fonction publique, avait sous-entendu que le point d'indice des fonctionnaires pourrait être revalorisé. "La discussion va s'ouvrir", affirme le Premier ministre.

"Les fonctionnaires aux rémunérations les plus modestes bénéficient déjà de mesures de revalorisation. C'est une moyenne de 440 euros nets de plus pour 1,6 million d'agents". Et il a ajouté : “La France, c’est aussi des services publics. Chacun peut le constater. Les fonctionnaires méritent d’être rémunérés au niveau de leur engagement". Une rémunération au mérite serait donc "une bonne idée" pour Manuel Valls.

D. L. avec AFP