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L'accord sur le Brexit n'est "pas renégociable", rappelle l'UE au prochain Premier ministre britannique

Donald Tusk

Donald Tusk - Emmanuel Dunand - AFP

Si le président du Conseil européen Donald Tusk est ouvert à l'idée de discussions sur la future relation entre le Royaume-Uni et l'UE, l'accord de Brexit ne pourra lui pas être renégocié.

L'UE a une nouvelle fois prévenu, à l'intention du futur Premier ministre britannique, que l'accord sur le Brexit ne pourrait pas être changé, à l'issue d'un sommet à 27 à Bruxelles.

"Nous sommes ouverts à des discussions en ce qui concerne la future relation entre le Royaume-Uni et l'UE si la position du Royaume-Uni devait évoluer, mais l'accord de retrait n'est pas ouvert à la renégociation", a dit le président du Conseil européen Donald Tusk lors d'une conférence de presse.

La discussion sur le Brexit entre les 27, réunis vendredi sans la Première ministre britannique sur le départ Theresa May, n'a duré qu'une dizaine de minutes, selon une source européenne.

Un Brexit "encore plus excitant qu'auparavant"

"Nous attendons la nomination du nouveau Premier ministre britannique", a ajouté Donald Tusk. "Nous attendons ensuite les décisions, les nouvelles propositions du gouvernement britannique. Mais notre position reste inchangée", a-t-il insisté.

"Le Brexit sera peut-être encore plus encore excitant qu'auparavant parce qu'il y aura de nouveaux visages à Londres, mais en ce qui nous concerne, rien n'a changé", a poursuivi Donald Tusk.

"Nous avons souligné qu'une fois le nouveau Premier ministre britannique élu, nous voulons maintenir une bonne coopération, nous allons encore une fois entrer dans des discussions, mais nous avons encore souligné que selon nous l'accord a été négocié", a rapporté de son côté la chancelière allemande Angela Merkel.

Le parti conservateur est en pleine procédure d'élection de son nouveau chef, qui deviendra le prochain Premier ministre du Royaume-Uni. Le champion des pro-Brexit Boris Johnson, peu apprécié à Bruxelles, est le grand favori. Il ne lui reste qu'un adversaire après une procédure par élimination: le chef de la diplomatie Jeremy Hunt.

Hugo Baudino avec AFP