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Union bancaire: Michel Barnier est confiant

Michel Barnier rassure sur l'union bancaire

Michel Barnier rassure sur l'union bancaire - -

Les Européens trouveront un compromis sur la prochaine étape de l'union bancaire, a assuré samedi 14 septembre le commissaire européen chargé des services financiers, Michel Barnier. Et cela malgré les dissensions qui sont apparues lors du premier débat entre ministres sur le sujet.

Michel Barnier se veut rassurant. Alors que les opinions divergent, ce moment sur le rythme de mise en place de l'union bancaire et que Christine Lagarde, directrice générale du FMI a tapé du poing sur la table début septembre pour accélération de la création de cette union, le commissaire européen chargé des services financiers a affirmé ce samedi 14 septembre que les Européens trouveront un compromis.

"C'est une discussion normale. J'ai eu exactement le même débat au moment de ma proposition sur la supervision" bancaire, un texte qui est resté longtemps bloqué à l'automne 2012 avant que les Etats ne parviennent à un accord, a rappelé Michel Barnier.

"Ce sont des sujets complexes, difficiles, qui changent les choses", a-t-il expliqué. Mais "je suis sûr que nous allons trouver un compromis", a ajouté Michel Barnier, en marge de la seconde journée de réunion des ministres des Finances dans la capitale lituanienne.

Les pays réticents, dont le chef de file est l'Allemagne, s'opposent à ce que la Commission, comme elle le propose, soit l'organe chargé de statuer sur le sort d'une banque.

Berlin craint également d'être mis à contribution à l'avenir pour sauver des banques étrangères et voit d'un mauvais oeil la création possible d'un fonds commun de secours, qu'elle juge incompatible avec le traité européen.

"Débat intéressant dans les prochains mois"

Le ministre suédois, Anders Borg, a indiqué samedi 14 septembre qu'il s'était rangé aux côtés de l'Allemagne et du Royaume-Uni pour soulever le problème de la légalité du texte.

Bien que la Suède ne souhaite pas participer au mécanisme, destiné à la zone euro et aux pays hors zone euro qui voudront s'y joindre, "si la Commission obtient un rôle très important dans le processus de décision, il y aura bien évidemment un impact sur nous", a-t-il expliqué.

"Je ne nie pas que nous allons avoir un débat intéressant dans les prochains mois", a reconnu de son côté le ministre néerlandais, Jeroen Dijsselbloem, qui préside l'Eurogroupe.

Concernant les problèmes juridiques soulevés par certains pays, "pour l'instant il y a eu un échange d'arguments de part et d'autre, mais pas vraiment de débat sur la manière de résoudre les choses", a-t-il noté, estimant qu'il faudrait "avoir cette discussion très vite pour terminer en novembre ou décembre".

Ce délai doit être tenu pour que le texte puisse être définitivement adopté avant les élections européennes de mai 2014. Dans le cas contraire, cela risque de reporter le dossier d'un an ou plus.

Diane Lacaze