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Une mention au bac, ça peut rapporter gros

Du chèque de 160 euros offert par une banque, à la Bourse d’étude au mérite de 900 euros donnée par l'Etat, aux aides des municipalités... Avoir une mention au bac, c'est banco!

Depuis quelques années les établissements bancaires mais aussi les collectivités locales ont décidé de récompenser les meilleurs bacheliers. Résultat: le bac, ça rapporte. Pour peu que vous ayez une mention, vous pourrez toucher un petit pactole.

En tête, les banques, désireuses d’attirer de nouveaux clients. Elles offrent des primes aux meilleurs bacheliers afin de séduire une clientèle à l'avenir qu'elles jugent très prometteur. Si BNP Paribas choisit d'offrir 50 euros à tous les bacheliers nouveaux clients, la plupart récompensent davantage en fonction de la mention. Et les primes vont de 40 à 160 euros selon la mention. D’autres proposent des bons d’achats sur des billets d’avion comme la Société Générale ou une carte bleue offerte pour la Caisse d’Epargne d’Ile de France.

La générosité des collectivités

Mais ce sont l’Etat et les collectivités qui sont le plus généreux. La Bourse d’étude au mérite - que l’Etat avait pensé supprimer mais qui a finalement été maintenue et divisée par deux - permet aux mention "très bien" d'obtenir 900 euros, sous conditions de ressources. La plupart de régions et des départements proposent aussi des primes, comme l’Ile-de-France qui offre 1000 euros de plus à ceux qui ont droit à cette prime. Les villes aussi y vont de leur petit chèque: Nice (Provence-Alpes-Côte d'Azur) donne 150 euros aux mentions "très bien", mais d’autres sont très généreuses comme la ville de Montrouge (Ile-de-France) qui récompense ses jeunes citoyens avec un chèque de 800 euros. C'est Vesoul (Bourgogne-Franche-Comté) qui remporte la palme de la ville la plus généreuse. Elle offre jusqu’à 1000 euros aux mentions "très bien" de la ville, soit une quinzaine de bacheliers par an.

Certaines collectivités sont moins dépensières et moins enthousiastes à l’idée de donner de l’argent. Le nombre de mentions "très bien" a été multiplié par 10 en 20 ans, pour atteindre 14% aujourd’hui. Ces villes préfèrent aider les bacheliers autrement. Comme la ville de Salon-de-Provence dans les bouches du Rhône dont le maire explique à BFM qu’il préfère financer le permis de conduire ou le Bafa, le brevet des animateurs, plutôt que de distribuer une faible somme d’argent au vu du nombre de mentions "très bien" dans sa commune. Des aides donc en échange de contreparties pour ces jeunes comme des heures de travaux d’intérêt général dans des associations ou pour la commune. Une formule qui tente de plus en plus de communes.

Frédéric Bianchi