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Un "Brexit dur" pourrait coûter 42.000 emplois à la Belgique

Selon Kris Peeters, ministre belge de l'Economie, si l'UE et Londres ne parviennent pas à un accord pour mars 2019, "l'impact potentiel pour notre pays pourrait bien être catastrophique".

Selon Kris Peeters, ministre belge de l'Economie, si l'UE et Londres ne parviennent pas à un accord pour mars 2019, "l'impact potentiel pour notre pays pourrait bien être catastrophique". - Nicolas MAETERLINCK-Belga-AFP

Le gouvernement belge a averti qu'un "Brexit dur", sans accord sur la relation commerciale future entre le Royaume-Uni et l'UE, pourrait avoir "un impact catastrophique" sur la Belgique et lui coûter la perte de 42.000 emplois, les Anglais quittant l'Union douanière.

Selon Kris Peeters, ministre belge de l'Economie, si l'UE et Londres ne parviennent pas à un accord pour mars 2019, et qu'il n'est pas convenu d'"une collaboration prolongée après le Brexit", "l'impact potentiel pour notre pays pourrait bien être catastrophique". Sans accord, ajoute M. Peeters, "la Grande-Bretagne ne ferait alors plus partie de l'union douanière".

"Selon les estimations, les frais de douane pour les importations provenant du Royaume-Uni et les exportations vers lui s'élèveraient à 2,22 milliards d'euros. Dans cette hypothèse, la Belgique pourrait perdre 42.000 emplois, le Royaume-Uni 526.000 et l'Union européenne entière pas moins de 1.200.000", poursuit le ministre.

Menace sur les 5000 emplois du port de Zeebruges

"Un Brexit dur aurait également des conséquences graves pour le Port de Zeebruges", dans le nord de la Belgique, est-il souligné. "Le trafic vers le Royaume-Uni représente 45% du chiffre d'affaires du port, 5.000 emplois et une valeur économique de 500 millions d'euros. Chaque année, un million de voitures neuves sont transportées via Zeebruges au départ du et vers le Royaume-Uni", note Kris Peeters.

La mise en garde intervient au moment où l'UE déplore actuellement l'absence de "progrès suffisants" dans les négociations de divorce avec Londres, ce qui empêche de passer rapidement à une nouvelle phase de discussions consacrée à la future relation commerciale de l'après-mars 2019.

Tous les chiffres avancés par la Belgique montrent "combien il est important de conclure un accord", et en attendant "nous devons nous armer contre le pire des scénarios", indique encore Kris Peeters.

F.B avec AFP