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Thierry Repentin: "le volontarisme d'Angela Merkel va permettre encore plus de consensus"

Thierry Repentin, le ministre chargé des Affaires européennes, était l'invité d'Hedwige Chevrillon dans le Grand Journal ce 18 décembre.

Thierry Repentin, le ministre chargé des Affaires européennes, était l'invité d'Hedwige Chevrillon dans le Grand Journal ce 18 décembre. - -

A la veille d'un sommet européen de deux jours et juste avant un dîner entre dirigeants français et allemand ce 18 décembre, le ministre des Affaires européennes décryptait les dossiers au menu de l'Union sur BFM Business.

Une réunion des ministres des finances de l'Union européenne se tient ce 18 décembre pour évoquer l'Union bancaire, et un sommet européen aura lieu jeudi 19 et vendredi 20 décembre à Bruxelles. Ce mercredi 18 décembre, Angela Merkel et François Hollande partagent un dîner à l'Elysée, comme il est de coutume après l'élection du chancelier allemand. A l'occasion, Thierry Repentin, le ministre chargé des Affaires européennes, abordait les gros sujets européens sur BFM Business.

> Le couple franco-allemand

Lors du premier discours de son troisième mandat, Angela Merkel a dit vouloir faire "bouger les lignes" et "évoluer les traités européens". "Nous partageons son volontarisme", a indiqué Thierry Repentin. Pour lui, cette attitude va permettre de "construire encore plus de consensus", notamment sur "la taxe sur les transactions financières, plus d'Europe sociale, sur les grands investissements"…

Il se félicite d'ailleurs que l'accord de coalition gouvernementale allemand, noué entre le SPD et la CDU demande "d'intégrer une dimension sociale à l'Europe". Cela pourrait se traduire notamment par la participation "des ministres du Travail et des Affaires sociales aux réunions mensuelles Ecofin", qui ne réunissait jusqu'à présent que ceux des Finances.

> L'Union bancaire

Actuellement discutée par les ministres des Finances de la zone euro, elle va constituer "une petite révolution" pour le ministre. "Le mécanisme de supervision de l'ensemble des grandes banques par la BCE permettra d'éviter les krash bancaires", poursuit-il.

"Les choses avancent très positivement, nous avons un accord pour tester les banques et pour un système de règles du jeu communes, avec un fonds d'assurance mutualisé pour toutes les banques de la zone euro", continue-t-il.

Il se dit optimiste sur l'issue des discussions. "Si les choses fonctionnent bien, le système bancaire européen va recréer de la confiance à l'égard des investisseurs". Or "la confiance, c'est de la croissance et de l'emploi", selon lui.

> La croissance en Europe

Nul besoin de renégocier les traités dans lesquels "il existe déjà suffisamment de latitude pour approfondir les politiques européennes" sur la question, estime Thierry Repentin.

Il cite notamment le budget pluriannuel de l'Union, doté de 16 milliards "pour les territoires et les grands projets d'infrastructures", ou "la hausse du budget de la Banque européenne d'investissement pour prêter aux entreprises".

Autre mesure européenne pour la croissance: "6 milliards d'euros pour les régions où le taux de chômage des jeunes de moins de 25 ans est supérieur à 25%. Pour la France, c'est 600 millions d'euros cash pour la formation professionnelle, pour l'apprentissage".

N.G.