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Tafta: Hollande refuse de mettre l'agriculture française en danger

François Hollande veut protéger l'agriculture.

François Hollande veut protéger l'agriculture. - Emmanuel Dunand - AFP

"Le président de la République assuré que la France refusera un traité de libre-échange transatlantique "qui mettrait notre agriculture en difficulté"."

François Hollande s'est voulu rassurant ce dimanche. Lors de la cérémonie de remise du muguet du 1er Mai, le président de la République a assuré que la France "dira non à toute conclusion" du traité de libre-échange transatlantique (Tafta ou TTIP) "qui mettrait notre agriculture en difficulté". Le président de la République a saisi l'occasion de cette remise traditionnelle "pour évoquer l'importance des produits bénéficiant d'une indication géographique protégée".

"Nous sommes dans des négociations commerciales avec les États-Unis, c'est l'Europe qui les conduit (...), des négociations aussi avec le Mercosur, et nous devons défendre un certain nombre de principes, nous la France, et notamment les identifications de produits: faire en sorte que nous soyons extrêmement vigilants parce que c'est l'avenir de l'agriculture qui peut être en cause", a-t-il ajouté selon des propos rapportés par l'Élysée.

Des échanges basés sur la réciprocité

"C'est la raison pour laquelle, je l'ai rappelé, la France regarde cette négociation se dérouler, mais elle dira non à toute conclusion qui mettrait notre agriculture en difficulté parce que les identifications ne seraient pas respectées. Avoir cette volonté c'est aussi protéger nos territoires, c'est protéger une façon de vivre", a précisé le chef de l'État.

"Et même si nous sommes pour qu'il y ait des échanges avec de grands continents, et notamment américain, nous voulons que ces échanges soient basés sur la réciprocité, fondés sur des principes, y compris environnementaux. On ne peut pas signer un accord mondial, la COP21, et avoir une négociation commerciale qui ne respecterait pas les principes environnementaux", a aussi souligné François Hollande. "De la même façon, la réciprocité est d'avoir des marchés publics qui puissent être ouverts, ici en Europe, mais qui doivent l'être aussi aux États-Unis. Or, tel n'est pas le cas. Voilà pourquoi je veux insister pour bien montrer quelle va être la position de la France dans ces négociations", a-t-il ajouté.

D. L. avec AFP