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STX-Fincantieri: Macron veut réviser la répartition du capital

Giuseppe Bono, PDG de Fincantieri, à Saint-Nazaire le 19 avril dernier.

Giuseppe Bono, PDG de Fincantieri, à Saint-Nazaire le 19 avril dernier. - Jean-Sebastien Evrard - AFP

Alors que les deux industriels ont mis des mois à trouver un accord pour se rapprocher, le nouveau président français souhaite revenir dessus, a-t-il annoncé ce mercredi.

Le rapprochement dans la douleur des deux industriels de la construction nautique semblait enfin acté. Le nouveau Président veut en réalité revenir dessus. À l'occasion de sa visite sur le site pour l'inauguration du dernier paquebot construit sur les chantiers de STX, le Meraviglia, Emmanuel Macron a déclaré souhaiter que l'actionnariat soit "revu" pour garantir emplois et "souveraineté". 

"Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire "dans les prochaine semaines aura à négocier" un "nouvel actionnariat", a-t-il ajouté, précisant avoir "entendu les préoccupations des salariés, des sous-traitants et des élus". 

Des semaines de tractations

Fincantieri et les chantiers navals français ont signé un accord de principe le 13 avril dernier pour que l'italien reprenne 48% du capital. L'accord prévoyait également qu'il reste minoritaire durant au moins huit ans. 

L'obtention de cet accord avait nécessité des semaines de tractations, Bercy refusant catégoriquement que Fincantieri obtienne le contrôle des ex-chantiers de l'Atlantique. L'italien avait pourtant été choisi par le tribunal de commerce de Séoul pour reprendre 66% du capital. Le constructeur naval basé à Trieste et qui emploie 19.200 personnes dans le monde, était le seul candidat à avoir déposé une offre pour reprendre les chantiers STX France de Saint-Nazaire, filiale florissante du groupe sud-coréen en difficulté STX Offshore and Shipbuilding.

N.G.