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Quel est le meilleur moyen de réduire les émissions de gaz à effet de serre des navires?

Le cargo Rhodanus coincé au large de Bonifacio, en Corse, a été dégagé vendredi 17 octobre 2019.

Le cargo Rhodanus coincé au large de Bonifacio, en Corse, a été dégagé vendredi 17 octobre 2019. - THIBAUT CLAISSE / MARINE NATIONALE / AFP

Pour réduire de 40% les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030, l’industrie du transport maritime planche cette semaine sur la question. Et voici quelques propositions.

Le transport maritime est une des industries les plus polluantes du monde. Il représente 3% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, selon l'Institut supérieur d'économie maritime: plus que le transport aérien.

L'Organisation Maritime Internationale (OMI) s’est alors donné pour objectif de réduire ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030 de 40%, par rapport aux chiffres de 2008. Et cette semaine, elle a réuni à son siège quelque 200 délégués pour trouver des solutions.

Réduire la vitesse

La plus plébiscitée: réduire la vitesse des navires. C’est du moins l’option préférée des Armateurs de France, l'organisation professionnelle du transport maritime, qui la juge "simple à comprendre et facile à mettre en oeuvre". Cette idée est également plébiscitée par Emmanuel Macron.

Brider les moteurs

Une autre proposition est plus controversée: celle qui veut imposer aux navires existants les restrictions soumises aux navires neufs. Un boîtier installé sur chaque transporteur briderait également la puissance de son moteur. Mais "un nombre croissant de défenseurs de l'environnement pensent qu'il sera difficile voire impossible de vérifier que les armateurs n'éteignent pas leurs boîtiers en mer," pointe le consultant maritime Ned Molloy.

Des carburants plus verts

Les navires pourraient être propulsés avec du gaz, de l’hydrogène ou de l’énergie électrique par exemple. Mais la question de leur stockage se pose, et toujours celle de la coûteuse création de nouvelles infrastructures.

Certains transports sont d’ores et déjà aidés de l’énergie éolienne, grâce à des voiles. Ariane Group prévoit ainsi d'utiliser cette force pour transporter ses fusées de la métropole à la Guyane où elles décolleront. Et, remarqueront certains, dégageront de la pollution…

Fanny Guyomard avec AFP