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Philippe Poutou déclare avoir été licencié de l'ex-usine Ford près de Bordeaux

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L'ancien candidat NPA aux élections présidentielles de 2012 et 2017, ouvrier à l'ex-usine Ford de Blanquefort (Gironde) qui a fermé ses portes en 2019, a été licencié. Élu syndical CGT, Philippe Poutou a reçu sa lettre de licenciement, après autorisation par l'inspection du travail, selon la procédure appliquée à tous les salariés protégés.

C'est aussi une page qui se tourne pour Philippe Poutou, après la fermeture en octobre 2019 de l'usine Ford de Banquefort (Gironde) qui l'employait comme ouvrier. L'ancien candidat NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste) aux élections présidentielles de 2012 et 2017 l'a annoncé publiquement sur son compte Twitter (cf illustration ci-dessous). Il y indique qu'il vient de recevoir sa lettre de licenciement de cette ex-usine de fabrication de boîtes automatiques, dont il était l'un des responsables syndicaux de la CGT.

Alors que le site industriel de Ford était menacé de fermeture, Philippe Poutou, délégué CGT de Ford Blanquefort, avait réclamé en vain que l'État récupère les 15 millions d'euros d'aides publiques qui ont été versés au constructeur automobile américain. La fin définitive en 2019 de l'usine située près de Bordeaux a entraîné le licenciement des 800 salariés du site.

Élu syndical dans l'entreprise, Philippe Poutou a vu son licenciement passer par une demande d'autorisation de l'inspection du travail, ainsi que la procédure le prévoit dans ce cas pour les salariés protégés.

Dans son court message sur le réseau social, il en profite aussi pour tacler le Premier ministre, qui vient d'entamer sa campagne pour les élections municipales du Havre. "Et bien moi, contrairement au 1er ministre Edouard Philippe, si je suis élu maire de Bordeaux, je ne resterai pas ouvrier à l’usine Ford de Blanquefort" a-t-il rédigé, faisant une allusion directe à sa propre candidature aux élections municipales de Bordeaux, au titre du NPA.

Fredéric Bergé