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Grève RATP: ce vendredi 13, il n'y aura pas de service minimum

La grève des transport en Île-de-France qui aura lieu ce vendredi 13 septembre sera du niveau de celle de 1995 selon les syndicats. Malgré cela, à en croire les prévisions publiées ce mercredi par la RATP, le service minimum qui a fait l'objet d'une loi en 2007 ne sera pas respecté.

Ce vendredi 13 septembre, les franciliens vivront une grève comme ils n'en ont pas vu depuis des années. Selon un représentant du syndicat Sud RATP, "ce mouvement sera plus proche de celui de 1995 que de 2007". En 1995, la grève des transports contre le plan Juppé avait duré deux mois entre mi octobre et mi décembre.

Sur le métro, la Régie prévoit un "trafic extrêmement perturbé". Le trafic sera totalement interrompu sur une dizaine de lignes (2, 3, 3bis, 5, 6, 7bis, 10, 11, 12 et 13) et fonctionnera partiellement (aux heures de pointe) sur la 4, la 7, la 8 et la 9. Seules la 1 et la 14, sans conducteur, fonctionneront normalement.

Sur le RER, les trains circuleront uniquement aux heures de pointe de 6h30 à 9h30 et de 17h à 20 h) mais de manière restreinte. Un train sur trois sur la A et un sur cinq sur la ligne B. Les trams et les bus seront également "très perturbé" avec en moyenne un sur trois sur l'ensemble du réseau.

Sud RATP: "Le droit de grève est dans la Constitution"

Apparemment, le service minimum de 25% qui a fait l'objet d'une loi en 2007 et d'un accord entre la direction et les syndicats en 2018 ne sera pas respecté. Le service de presse de la RATP, que nous avons contacté, confirme la situation sans expliquer les raisons de cette non application du texte. "Nous avons publié des prévisions de trafic qui seront affinées demain", soit la veille de la grève, nous a indiqué un porte parole. Nous avons insisté sur cette question, sans obtenir plus de réponse.

Pour Sud, le ton est clair. "la liberté de faire grève est inscrite dans la constitution", indique un porte parole de Sud RATP en confirmant que de nombreuses lignes seront fermées. "C'est une bonne chose. Si la RATP les ferment, ça veut dire qu'elle n'est pas capable de transporter les voyageurs en toute sécurité. La RATP est une entreprise sérieuse", répond ce syndicaliste qui accuse Valérie Pécresse de vouloir "détruire le service public".

Le ton monte entre la présidente de la région et les grévistes. Valérie Pécresse a déclaré qu'elle ne paiera pas "la RATP pour la journée de vendredi" étant donné que le service minimum ne sera pas assuré. Le montant de cette journée peut s'élever à plusieurs millions d'euros si on considère que IDF Mobilités verse plus de 3 milliards d'euros par an à la RATP.

Anne-Katell Mousset et Pascal Samama