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Assurance-chômage: l'exécutif veut des économies supplémentaires

L'Unédic finance Pôle emploi à hauteur de 3,3 milliards d'euros en 2017, soit 59% du budget de ce dernier.

L'Unédic finance Pôle emploi à hauteur de 3,3 milliards d'euros en 2017, soit 59% du budget de ce dernier. - Loïc Venance - AFP

L'exécutif demanderait à l'Unédic des économies supplémentaires de l'ordre de 800 millions à 1 milliard d'euros. L'objectif est de maintenir le rythme de désendettement du régime alors qu'il devra supporter de nouvelles charges, notamment l'indemnisation des démissionnaires.

Les discussions sur la réforme de l'assurance-chômage approchent et l'exécutif demanderait 800 millions à 1 milliard d'euros d'économies aux partenaires sociaux. Le chiffre, non confirmé par le gouvernement, a été évoqué vendredi lors d'une réunion entre les cinq syndicats et trois organisations patronales membres de l'Unédic, rapporte Les Echos.

La dernière convention de l'Unédic, signée mi-2017, prévoit déjà de réaliser des économies de "930 millions d'euros en régime de croisière, avec 550 millions d'euros d'économies dès 2018", détaille le rapport d'activité de l'organisme.

Des comptes en excédent dès 2020

L'assurance-chômage est en train de revenir à l'équilibre. De 4,2 milliards d'euros par an entre 2008 et 2016, le déficit devrait passer à quelques dizaines de millions d'euros en 2019, puis le solde devenir excédentaire à partir de l'année suivante. En 2021, l'excédent devrait grimper à 3,6 milliards d'euros.

Dans ces conditions, la dette du régime devrait atteindre un pic en 2019 à 35 milliards d'euros -soit l'équivalent des recettes d'une année-, avant de commencer à se réduire.

Mais cette trajectoire budgétaire ne prend pas en compte les promesses de campagne d'Emmanuel Macron. L'élargissement de l'assurance-chômage aux démissionnaires et le financement de l'allocation de solidarité spécifique (versées aux personnes ayant épuisés leurs droits, ndlr) par l'Unédic et non plus par le Fonds de solidarité (un établissement sous tutelle du ministère du Travail) devrait coûter 800 millions d'euros, selon les informations des Echos.

J.-C.C.