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Appel à la grève unitaire dans l'Éducation nationale ce lundi

Le budget 2019 de l'Éducation nationale prévoit de supprimer 2650 postes dans les collèges et lycées publics, 550 dans le privé, 400 dans l'administration.

Le budget 2019 de l'Éducation nationale prévoit de supprimer 2650 postes dans les collèges et lycées publics, 550 dans le privé, 400 dans l'administration. - Patrick Kovarik-AFPLe budget 2019, dont le volet Éducation nationale sera discuté en plénière mardi à l'Assemblée nationale, prévoit de supprimer 2.650 postes dans les collèges et lycées publics, 550 dans le privé, 400 dans l'administration.

La journée de classe pourrait être perturbée lundi 12 novembre dans les écoles, collèges et lycées. Un appel à la grève contre les suppressions de postes prévu par le budget 2019 a été lancé par tous les syndicats représentant l'ensemble des personnels de l'Éducation nationale, une première depuis 2011.

Les syndicats de l'Éducation nationale protestent à l'unisson contre les prévisions de suppression de postes. Un appel à la grève est lancé par tous les syndicats pour le lundi 12 novembre. Des manifestations sont prévues dans les grandes villes. À Paris, un cortège s'élancera à 14H00 pour rallier le ministère.

Leur mécontentement a pour origine le budget 2019, dont le volet Éducation nationale sera discuté en plénière mardi 13 novembre à l'Assemblée nationale. Il prévoit de supprimer 2650 postes dans les collèges et lycées publics, 550 dans le privé, 400 dans l'administration. Quelque 1.800 postes seront créés au primaire, en vertu de "la priorité au primaire" voulue par le ministre de l'Éducation Jean-Michel Blanquer.

Tous les syndicats mobilisés, une première depuis 2011

Les syndicats des fédérations FSU, CFDT et Unsa, dans le primaire (écoles maternelles et élémentaires) et le secondaire (collèges et lycées) ont appelé à la grève, dans le public et le privé, pour réclamer l'annulation de ces suppressions de postes. Les syndicats Éducation nationale d'autres fédérations (CGT, Sud, FO) ont eux aussi lancé un appel à la grève, contre les suppressions de postes mais aussi contre la réforme de l'enseignement professionnel et la réforme du lycée.

Le Snuipp-FSU, premier syndicat dans le primaire, qui a lui aussi appelé à la grève, affirme que les postes créés sont loin de couvrir les besoins nés du dédoublement des classes de CP et CE1 en zone d'éducation prioritaire.

Selon Stéphane Crochet, à la tête du SE-Unsa, c'est la première fois depuis 2011 qu'un appel à la grève sur une thématique éducation rassemble toutes les organisations syndicales, de la maternelle au lycée, dans le public et dans le privé. En 2011, les enseignants s'étaient mobilisés contre une réforme des carrières et de l'évaluation des professeurs, mesure qui avait ensuite été supprimée après la victoire de François Hollande à la présidentielle.

Poussée démographique des élèves en collège et lycée

Les personnels "ne comprennent pas" les réductions d'effectifs dans le secondaire, au regard de la poussée démographique attendue en collège et lycée, souligne Catherine Nave-Bekhti, secrétaire générale du Sgen-CFDT. L'agence des statistiques du ministère de l'Éducation, la Depp, prévoit une hausse de 40.000 élèves à chaque rentrée entre 2019 et 2021.

Et ces suppressions annoncées passent d'autant moins après le mouvement #PasDeVague suscité par le braquage, avec une arme factice, d'une enseignante par un lycéen, au sein d'un établissement de Créteil en octobre, ajoute Frédérique Rolet, secrétaire générale du Snes-FSU, premier syndicat dans le secondaire.

Enfin, le nombre des suppressions de postes peut paraître faible par rapport à la totalité des agents de l'Éducation nationale (environ un million), mais les syndicats s'attendent à ce qu'elles soient suivies d'autres réductions d'effectifs.

F.B avec AFP