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Réformes: Bruxelles rappelle la France à ses obligations

Bruxelles presse la France d'adopter une réforme des retraites, du marché du travail et de la fiscalité des entreprises.

Bruxelles presse la France d'adopter une réforme des retraites, du marché du travail et de la fiscalité des entreprises. - -

Paris avait obtenu de Bruxelles un délai pour réduire son déficit à condition d'adopter des réformes structurelles. Mais celles-ci ne sont pas assez rapides selon la Commission européenne.

La France a obtenu un délai supplémentaire pour réduire son déficit en échange de l'engagement de réformes réformes structuelles. Il faudrait maintenant en respecter les termes. C'est le message adressé à Paris ce lundi 10 février par le commissaire européen aux Affaires économiques, Olli Rehn.

En mai, Bruxelles avait autorisé la France à prendre deux années supplémentaires pour ramener son déficit sous les 3% de son PIB. Elle aurait initialement dû atteindre ce ratio en 2013, sous peine de sanction.

La France doit intensifier ses efforts

La Commission avait accepté cette concession, sensible aux arguments de l'exécutif qui craignait que trop d'austérité ne tue la faible reprise économique. Mais la France devait, entre-temps, mettre au point une nouvelle réforme des retraites et de son marché du travail. L'Hexagone devait également simplifier la fiscalité des entreprises.

L'Espagne, la Belgique et les Pays-Bas ont également bénéficié de nouveaux délais en 2013. Mais si Bruxelles a respecté son engagement, ces Etats-membres n'ont pas encore appliqué toutes les contreparties attendues, a déploré Olli Rehn ce lundi. Il a tout particulièrement pointé "la France et l'Italie [qui] ont largement la possibilité d'accélérer les réformes structurelles".

"Si le président François Hollande et le gouvernement français entreprennent maintenant d'intensifier les réformes économiques conformément à ce que le président Hollande a indiqué, alors la France respectera son propre engagement dans l'accord implicite", a toutefois tempéré le commissaire européen.

N.G. avec Reuters