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Réforme des hôpitaux: "notre objectif n'est pas de faire des économies"

Agnès Buzyn, la ministre de la Santé.

Agnès Buzyn, la ministre de la Santé. - Ludovic Marin - AFP

La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a affirmé ce vendredi que même si la fermeture de services hospitaliers était "possible" dans le cadre de la réforme du système de santé, elle ne visait pas à "faire des économies".

La réforme du système de santé voulue par le gouvernement ne vise pas à "faire des économies", même s'il est "possible" qu'elle entraîne la fermeture de services hospitaliers "de proximité", a indiqué vendredi la ministre de la Santé, Agnès Buzyn.

"Notre objectif n'est pas de faire des économies mais de voir comment, avec le même montant de dépenses, on peut améliorer la qualité de vie des Français", a-t-elle déclaré lors d'une conférence de presse consacrée à "la transformation du système de santé". Cette réforme "globale", annoncée en février par le Premier ministre Édouard Philippe, "n'est pas une énième réforme de l'hôpital", a rappelé Agnès Buzyn.

Le financement et la carte des établissements de santé sont toutefois identifiés comme des priorités et "les deux chantiers vont complètement ensemble", a-t-elle souligné, expliquant que la tarification à l'activité (T2A) "nuit à la gradation des soins" car elle pousse chaque hôpital à la "course aux volumes".

Supprimer des "zone d'insécurité pour les malades"

La réforme doit donc "permettre une rémunération à la pertinence, au parcours, au forfait", qui encouragera la "coopération" entre établissements voisins, c'est-à-dire les regroupements pour supprimer les doublons.

"Il est possible qu'un certain nombre de services de proximité ne soient pas maintenus", a reconnu la ministre, ajoutant que ce type de décision serait prise "pour le bien des patients, en s'assurant qu'ils ont accès immédiatement à des centres de recours en cas de besoin".

"L'objectif n'est certainement pas de retirer un accès aux soins dans les territoires" mais "on ne peut pas maintenir des activités de haute technicité", là où le manque de pratique de certains actes crée une "zone d'insécurité pour les malades", a-t-elle justifié.

Le but n'est pas non plus de réduire les dépenses de santé, Mme Buzyn ayant assuré que l'évolution de "l'organisation territoriale" n'est "pas un enjeu financier (mais) de sécurité, qui doit se baser sur une réflexion médicale et scientifique".

N.G. avec AFP