BFM Business
Economie et Social

Pouvoir d'achat: la CGT veut un "blocage" des terminaux méthaniers et stockages de gaz

La CGT annonce le blocage de terminaux méthaniers (photo d'illustration)

La CGT annonce le blocage de terminaux méthaniers (photo d'illustration) - Jeff Pachoud - AFP

L'organisation syndicale qui réclame notamment une augmentation des salaires et la revalorisation des pensions appelle au "blocage des terminaux méthaniers et stockages souterrains" cette semaine.

La CGT a annoncé ce lundi un "blocage des terminaux méthaniers et stockages souterrains de gaz" cette semaine, au moment où la France tente d'établir des réserves maximales face à la pénurie de gaz russe.

Ces blocages empêcheront les entreprises extérieures d'accéder aux sites, par conséquence "les travaux seront interrompus et cela pèsera fortement sur les capacités des terminaux méthaniers et stockages souterrains à émettre du gaz sur le réseau pendant l'hiver prochain", avertit la FNME-CGT dans un communiqué.

"En l'absence de réponse à la hauteur, cela risque d'être vraiment difficile de remplir à 100% les stockages souterrains de gaz et de rendre opérationnel à 100% les terminaux méthaniers!", poursuit-elle.

Augmentation de salaires

La CGT réclame une augmentation de salaires et la revalorisation des pensions pour les salariés des industries électriques et gazières (IEG). Elle porte aussi un programme plus large de renationalisation du secteur. La Première ministre Elisabeth Borne a annoncé jeudi que la France comptait remplir ses réserves de gaz à près de 100% d'ici à l'automne.

Les opérateurs ont actuellement pour obligation de remplir ces réserves à seulement 85% au 1er novembre. Les stockages de gaz sont remplis à 59% actuellement, contre 46% à la même date l'an passé. Le gestionnaire du réseau GRTgaz avait auparavant appelé à remplir "le plus possible" les stockages nationaux.

Selon lui, la France pourrait faire face à un arrêt total des livraisons de gaz russe dans le cas d'un hiver "normal". En cas de froid "intense ou tardif", il faudrait toutefois recourir à des coupures ciblées chez certains gros consommateurs.

P.L. avec AFP