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Pour réduire le chômage, Macron est le plus crédible selon les Français

Emmanuel Macron est celui qui s'en tire le mieux parmi les candidats

Emmanuel Macron est celui qui s'en tire le mieux parmi les candidats - Éric Feferberg - AFP

Selon un sondage Harris, près de 4 électeurs sur 10 font confiance au leader d'En Marche! pour redynamiser l'emploi. Un niveau relativement bas mais les autres candidats arrivent néanmoins loin derrière.

Quel est de tous les candidats à la présidentielle celui qui aux yeux des Français obtient le meilleur score pour lutter contre le chômage? Selon un sondage Harris réalisé pour le site Indeed, aucun d'entre eux ne dépasse les 50%. C'est Emmanuel Macron (En Marche!) qui s'en tire le mieux: 38% des Français le jugent "capable", s'il était élu, de faire baisser le chômage. Ils ne sont que 30% à partager cette opinion à l'égard de François Fillon (LR), 27% concernant Marine Le Pen (FN) comme Benoît Hamon (PS-EELV), et 25% pour Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise).

Mais plus de trois Français sur quatre (77%) regrettent que le sujet de l'emploi ne soit "pas suffisamment traité" dans le cadre de la campagne.

Pour les Français, les priorités sont de "lutter contre le chômage des jeunes" (92%), de "faciliter le recrutement pour les petites et moyennes entreprises (PME)" (90%), de "lutter contre le travail précaire" (81%), "contre la concurrence étrangère" (80%) et "contre le chômage des seniors" (76%).

6 Français sur 10 font confiance aux entreprises

Au-delà de la présidentielle, les Français font davantage confiance aux "citoyens eux-mêmes" (67%) et aux "entreprises privées" (60%) contre le chômage. Les "syndicats de salariés", eux, récoltent la confiance de moins d'un tiers des sondés (31%).

Ils estiment, par ailleurs, que les deux principales causes de la situation française (9,7% de chômage en métropole) sont "un système d'aides sociales trop favorable" (39%) et "la précarisation du monde du travail" (39%). La première cause est plus citée par les sympathisants de droite et la seconde par ceux de gauche. Sont également cités "un code du travail trop rigide" (35%) et "des cursus de formation pas adaptés" (32%).

Sondage réalisé en ligne du 28 février au 2 mars auprès d'un échantillon de 1.014 personnes, représentatif des Français âgés de 18 ans et plus, constitué selon la méthode des quotas. Marge d'erreur de 1,4% à 3,1%.

J.M. avec AFP