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Perpignan-Rungis: le train de primeurs en voie d'être sauvé

Un employé charge des produits frais dans le train des primeurs, qui part de Perpignan en direction de Rungis.

Un employé charge des produits frais dans le train des primeurs, qui part de Perpignan en direction de Rungis. - RAYMOND ROIG / AFP

La ligne de chemins de fer, qui amène chaque jour des dizaines de milliers de fruits et légumes vers le marché international de Rungis, était menacée de remplacement par des camions.
Le train de primeurs entre Perpignan et le marché de Rungis, qui devait être remplacé par des camions, sera maintenu au-delà du mois de juin, a annoncé la ministre des Transports Elisabeth Borne vendredi, assurant vouloir trouver une "solution ferroviaire pérenne" d'ici fin 2019. "Il n'y aura donc pas d'interruption de cette liaison ferroviaire fin juin comme c'était initialement envisagé", a indiqué le ministère dans un communiqué de presse, assurant vouloir trouver "une solution ferroviaire pérenne d'ici la fin de l'année, permettant de poursuivre dans la durée le transport des fruits et légumes par le rail". Le train des primeurs permet d'acheminer chaque jour 138.000 tonnes de fruits et légumes de Perpignan à Rungis.

La fin de la ligne de chemin de fer irait à l'encontre des priorités du gouvernement

A la fin de l'année 2019, les wagons actuellement utilisés par le train qui achemine les denrées jusqu'à Rungis "seront hors d'usage" rappelle le ministère. Fret SNCF a proposé de prolonger la liaison jusqu'à la fin de l'année. Une solution de remplacement devra donc être trouvée d'ici là, sachant qu'est évoquée, par le ministère, "la mise en service à l'horizon 2022 d'une autoroute ferroviaire (transport ferroviaire des camions sur le train) entre Barcelone, Perpignan et Rungis".

La semaine dernière, le collectif national des cheminots PCF s'était insurgé contre ce possible remplacement de cette ligne de train de marchandise par 25.000 camions. Le ministère des transports rappelle que "le report modal de la route vers le rail constitue une priorité du Gouvernement" et que donc, dans ce contexte, "une telle perspective ne peut pas être acceptable".

Hugo Baudino avec AFP