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Paul Pinto: "Les entreprises s'adaptent à la réalité"

Le président de manageyourself explique que les entreprises sont passées du "défaitisme" au "pragmatisme"

Le président de manageyourself explique que les entreprises sont passées du "défaitisme" au "pragmatisme" - -

Le président de manageyourself est revenu, ce vendredi 1er février, sur les résultats du Baromètre des grandes entreprises françaises 2013 réalisé avec l’Observatoire de BFM Business.

BFM Business a livré en exclusivité les résultats du baromètre des grandes entreprises 2013, ce vendredi 1er février. Cette enquête a été réalisée par l’Observatoire de BFM Business et le cabinet de conseil manageyourself, en sondant 100 des plus grandes entreprises françaises sur leurs préoccupations et leurs prévisions d’activités, d’embauches, de rentabilité et d’investissement.

Invité ce même jour dans l’émission Good Morning Business, Paul Pinto, le président de manageyourself, est revenu sur les conclusions de cette étude.

Tout d’abord, il a expliqué pourquoi le mot d’ordre de cette édition 2013 est "pragmatisme":"Après 2012 où nous étions dans une forme de défaitisme, aujourd’hui on parle de pragmatisme au sens où on s’adapte à la réalité telle qu’elle est, et on réagit en prenant des décisions".

Ce qui se traduit surtout par des prévisions d’investissements en baisse, particulièrement dans l’Hexagone. "C’est la première fois qu’on assiste à ce vrai décrochage. Cette année on a une majorité de décideurs qui voit une croissance des investissements à l’étranger, contre une baisse en France".

Rationalisation des effectifs

En revanche, les perspectives d’activité sont meilleures tant en France qu’à l’international. Ce qui explique que les entreprises sont désormais pragmatiques et non pas fatalistes. Un constat significatif puisque "lorsque l’on parle d’activité, on ne parle pas de prévisions car les entreprises raisonnent par rapport à leurs carnets de commandes", souligne Paul Pinto.

L’étude révèle, par ailleurs, que les contraintes fiscales et sociales arrivent en tête des inquiétudes des grandes entreprises pour 2013. Pour le président de manageyoursef, "ce n’est pas une surprise". "Il y a une augmentation de la fiscalité d’entreprise de 12 milliards d’euros qui touche en particulier les grandes sociétés", rappelle-t-il.

Concernant les ressources humaines, Paul Pinto observe que les entreprises rationnalisent leurs effectifs en France, mais aussi sur les marchés émergents. "Il y a un enjeu d’optimisation sur les ressources humaines, notamment en Asie. En Chine la productivité n’augmente pas aussi vite que les salaires".

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