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Paris et Berlin travaillent à renforcer l'investissement en Europe

La France et l'Allemagne travaillent à des propositions communes sur l'investissement en Europe.

La France et l'Allemagne travaillent à des propositions communes sur l'investissement en Europe. - Kai Pfaffenbach - Reuters

Selon le ministère allemand des Finances, la France et l'Allemagne travaillent sur un document commun sur les moyens de renforcer l'investissement en Europe, notamment via les capitaux privés.

Paris et Berlin main dans la main pour parler investissement, c'est possible! Selon le ministère allemand des Finances, ce lundi 8 septembre, l'Allemagne et la France sont actuellement en train de travailler sur un document commun à propos des moyens de renforcer l'investissement en Europe.

Ce texte comporterait des propositions franco-allemandes qui seront formulées à la prochaine réunion mensuelle des ministres des Finances de l'Union européenne, l'Ecofin. Elles porteraient, entre autres, sur la mobilisation de capitaux privés pour favoriser l'investissement.

Le manque d'investissement plombe la croissance française

Les efforts de la France pour faire appliquer des mesures de croissance en Europe (investissements européens, politique monétaire plus souple) se sont longtemps heurtés à l'opposition de l'Allemagne, qui place avant toute chose la nécessité d'assainir les comptes publics au niveau national. Une position que relayaient jusqu'alors les représentants des institutions européennes.

Mais avec le renouvellement de la Commission européenne, le discours change. Son nouveau président, le luxembourgeois Jean-Claude Juncker, s'est ainsi prononcé en faveur d'un plan d'investissement privé et public de 300 milliards d'euros sur trois ans pour lutter contre le chômage en Europe.

En France, le problème est crucial. Le manque d'investissement en France, qu'il provienne des entreprises ou des ménages, est considéré comme le principal facteur de la croissance nulle qu'a connu l'Hexagone au deuxième trimestre. En Allemagne également, l'investissement a baissé, entraînant un repli de la croissance de 0,2% au T2.

N.G. avec Reuters