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Pacte de responsabilité: un échec pour Macron qui accuse Gattaz 

Emmanuel Macron veut "rendre la pénibilité supportable pour les entreprises".

Emmanuel Macron veut "rendre la pénibilité supportable pour les entreprises". - Miguel Medina - AFP

Très peu d'accords de branche ont été signés. Pour le ministre de l'Economie, "c'est un échec" et cet échec est aussi celui du patron du Medef.

Le ministre de l'Economie n'hésite pas à dénoncer. Le faible nombre d'accords de branche signés dans le cadre du pacte de responsabilité représente un "échec" pour le Medef, a estimé ce mardi 2 décembre Emmanuel Macron sur Radio Classique.

"Dans pacte de responsabilité, il y a responsabilité. (...) Très peu d'accords de branche ont été signés. C'est un échec et c'est aussi le sien", a déclaré le ministre, en référence au patron du Medef, Pierre Gattaz.

L'organisation patronale organise mercredi 3 décembre une mobilisation contre la politique économique du gouvernement, après les manifestations de la CGPME lundi, à Paris et Toulouse. Chaque branche professionnelle doit engager des négociations entre syndicats et patronat pour prévoir des contreparties aux 40 milliards d'euros de baisse de prélèvements accordées aux entreprises dans le cadre du pacte de responsabilité.

Un groupe de travail planchera sur la pénibilité

Concernant le compte pénibilité, fortement décrié par les organisations patronales qui le jugent "inapplicable", Emmanuel Macron a confirmé qu'un "groupe de travail" de PME plancherait pour "rendre la pénibilité supportable pour les entreprises", lesquelles y seraient représentées.

François Hollande avait annoncé le 6 novembre qu'un chef d'entreprise et un parlementaire seraient associés à la mission sur l'application du compte pénibilité, confiée en octobre à Michel de Virville, conseiller-maître à la Cour des comptes qui avait établi le mode d'emploi du compte cet été.

Cette mesure phare de la réforme des retraites, qui rentrera partiellement en vigueur le 1er janvier, donne la possibilité aux salariés subissant des conditions de travail difficiles de partir plus tôt à la retraite.

Le président de la CGPME, Jean-François Roubaud, s'est entretenu lundi après-midi avec le ministre de l'Economie. Emmanuel Macron a assuré le président de la Confédération des petites et moyennes entreprises qu'un dirigeant de très petite entreprise ou de PME ferait partie d'une mission parlementaire qui doit être mise en place sur la question.

D. L. avec AFP