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Olivier Dussopt (Bercy): le gouvernement confirme son "objectif de croissance de 1,4% pour 2020"

Dans quelle mesure les tensions commerciales peuvent-elles avoir un impact sur la croissance française? De l’avis du nouveau Secrétaire d'État auprès du ministre de l'Action et des Comptes publics, elles se révèlent certes réelles, mais limitées.

Pour Olivier Dussopt, invité sur le plateau de Good Morning Business ce lundi 26 août, il apparaît clairement que "les tensions commerciales sont toujours une mauvaise nouvelle". Selon le nouveau Secrétaire d'État auprès du ministre de l'Action et des Comptes publics, "le président de la République va faire en sorte que les relations entre les Etats-Unis et la Chine soient meilleures. Il va faire en sorte que le multilatéralisme soit la règle, plutôt que des relations conflictuelles d’Etat à Etat. Nous savons que les tensions commerciales peuvent avoir des conséquences sur l’activité économique".

"Nous avons en France aujourd’hui la chance d’avoir des prévisions de croissance qui avoisinent 1,4% et qui nous permettent de préparer le budget dans des conditions beaucoup plus favorables que nos voisins européens", a-t-il poursuivi à l'antenne de BFM Business. Le secrétaire d'Etat confirme donc les dernières prévisions de croissance de l'exécutif, qui table sur une progression du PIB de 1,4% par an entre 2019 et 2022 dans son rapport préparatoire au débat d'orientation des finances publiques publié fin juin.

Budget 2020 : quelles ambitions ?

Le Secrétaire d'État souligne que, forcément, les tensions commerciales mondiales doivent et seront prises en considération dans la préparation du budget 2020. Ce qui, précise-t-il, a déjà été le cas par le passé. "Par rapport aux objectifs, aux programmations pluriannuelles, l’objectif de croissance pour 2020 a été légèrement revu pour faire en sorte que ce contexte international, géopolitique soit intégré".

"Nous sommes sur une prévision de croissance à 1,4% en 2020. Cela nous semble raisonnable". Et de préciser : "Nous avons la volonté d’avoir des prévisions qui collent à la réalité. C’est un acte III puisqu’il s’agit du troisième budget du quinquennat. C’est un budget pour les Français, pour le pouvoir d’achat et pour faire en sorte que le travail paie mieux".

J.C.-H.