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Muriel Pénicaud: "les partenaires sociaux ont fait un excellent accord"

La ministre du Travail a loué sur BFMTV ce lundi le travail des partenaires sociaux lors de leur consultation sur la réforme de la formation professionnelle, même si les mesures qu'elle a annoncé plus tôt ne correspondent pas tout à fait à leurs préconisations.

Alors que les participants à la concertation sur la réforme de la formation professionnelle ne sont pas très satisfaits des annonces formulées ce lundi par la ministre du Travail, Muriel Pénicaud a estimé de son côté sur BFMTV ce lundi que "les partenaires sociaux ont fait un excellent accord sur les droits des salariés".

Mais si le gouvernement n'a pas retenu l'intégralité de leurs préconisations, décidant par exemple de confier aux Urssaf la gestion de la cotisation dédiée à financer la formation professionnelle, c'est pour donner plus de liberté aux salariés, a affirmé la ministre.

"C'est le salarié qui reprend la main. Le système ne tourne pas assez autour du salarié, du demandeur d'emplois" a-t-elle estimé.

Muriel Pénicaud a par exemple indiqué qu'un "salarié de petite entreprise à deux fois moins de chance d'y accéder que celui d'une grande entreprise". Or désormais, les fonds dédiés à la formation seront répartis équitablement entre les salariés, quelle que soit leur employeur.

Des droits exercés directement, personnellement

En outre, grâce à l'application mobile que va développer le gouvernement, salariés et demandeurs d'emplois auront accès "au montant de leurs droits à la formation, combien elles coutent, comment les trouver, est-ce que ceux qui les ont suivis sont contents", s'est félicité la ministre. Ainsi, "ils vont pouvoir exercer leur droit directement, personnellement".

Sur le remplacement des 90.000 organismes qui géraient les formations par une agence nationale baptisée France compétence, Muriel Pénicaud a estimé que cela était nécessaire parce qu'il "faut certifier les organismes de formation" afin d'être sûr qu'ils soient de bonne qualité.

En outre, cela simplifie le travail de l'entreprise qui devait choisir entre ces organismes qui "passent leur temps à les démarcher pour collecter de l'argent. Demain elle n'aura plus à s'en occuper, ce sont les Urssaf qui gèrent". Ces organismes, quant à eux, auront à l'avenir "à réfléchir à comment vont évoluer les métiers et à accompagner les entreprises".

En outre, la ministre a souligné qu'"aujourd'hui on a un système qui n'est pas régulé du tout sur les prix. On a des mêmes formations où l'heure passe du simple au double". Elle estime que le compte des droits en euros plutôt qu'en heures permettra de rendre plus transparents ces tarifs et de lisser les prix.

N.G.