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Montebourg menace de dissoudre la centrale d'achats publics

Arnaud Montebourg recevait Alain Rousset (à droite) et l'ensemble des présidents de régions, mardi 26 novembre à Bercy.

Arnaud Montebourg recevait Alain Rousset (à droite) et l'ensemble des présidents de régions, mardi 26 novembre à Bercy. - -

Devant les présidents de régions, le ministre du Redressement productif a affirmé, mardi 26 novembre, qu'il demanderait la dissolution de l'Union des groupements d'achats publics (Ugap), si celle-ci "n'évoluait pas". Il lui reproche de ne pas acheter assez aux entreprises françaises.

Arnaud Montebourg tape du poing sur la table. Le ministre du Redressement productif a menacé, mardi 26 novembre, de demander la dissolution de la centrale d'achats publics, l'Ugap, qui selon lui, n'achète pas assez aux entreprises françaises.

"J'ai des remontées de partout. C'est le carnet de commandes du monde entier, sauf de la France, que l'Ugap favorise", a-t-il déclaré devant les présidents de régions qu'il recevait à Bercy. "Je considère qu'il y a un grave problème patriotique avec l'Ugap", a-t-il poursuivi.

Il a, en outre, indiqué que le président de l'Ugap avait déjà été "convoqué" au ministère et qu'il allait être "reconvoqué".
"Si l'Ugap n'évolue pas, je demanderai la dissolution de l'Ugap au président de la République", a déclaré Arnaud Montebourg. "Ca fait maintenant un an et demi que ça dure (...) ils sont hermétiques et s'ils restent hermétiques, on va dissoudre".

"L'Ugap indépendante, ça n'existe pas"

Pour le ministre du Redressement productif, "les collectivités locales seront bien plus efficaces, beaucoup plus patriotiques dans leurs achats" plutôt que dans un cadre "centralisé avec une centrale d'achats qui ne joue pas le rôle qu'on lui demande de jouer". "L'Ugap indépendante, ça n'existe pas", a-t-il affirmé.

Auparavant, Alain Rousset, le président de l'Association des régions de France (ARF), avait estimé que "la commande publique n'est pas assez utilisée pour tirer notre propre production".

Le président de la région Aquitaine a cité "l'Ugap qui est en train de détruire ce qui reste en France de production de matériel médical". "Je n'ai que des plaintes de la part des petites PME", a-t-il dit.

Y. D .avec AFP