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L'OCDE conseille de réorienter les subventions à l'agriculture vers le climat

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- - Eyrecke -Pixabay

445 milliards de dollars sont versés chaque année aux agriculteurs dans les 53 pays étudiés par l'Organisation de coopération et de développement économique. Selon elle, ces sommes devraient être consacrées pour atteindre les objectifs dans le domaine de l'environnement et de l'atténuation du changement climatique.

Les aides publiques à l'agriculture dans tous les pays du monde devraient être réorientées vers l'innovation et les services à "impact sociétal" comme le climat, l'environnement, ou la lutte contre le gaspillage, estime l'OCDE dans un rapport publié lundi.

Toujours très critique sur l'impact des subventions directes à la production, accusées de distorsion des marchés, l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) recommande dans son dernier rapport de "réorienter le soutien vers des améliorations des services publics qui bénéficient aux producteurs, aux consommateurs et à la société dans son ensemble".

Dans les 53 pays étudiés, au total 445 milliards de dollars (392 milliards d'euros) sont versés directement aux agriculteurs chaque année, indique le rapport de 500 pages intitulé "Politiques agricoles: suivi et évaluation 2019".

"La grosse majorité de ces aides va directement à la production, mais ne touche pas les décisions à prendre" a souligné Ken Ash, directeur commerce et agriculture de l'OCDE auprès de l'AFP.

Des performances environnementales en recul

Evoquant "le climat, l'utilisation des terres agricoles ou des ressources en eau", Ken Ash a ajouté que "moins de 20% des aides agricoles sont affectées à ces sujets sociétaux plus larges".

L'OCDE recommande aussi "d'envisager tous les instruments économiques possibles pour atteindre les objectifs dans le domaine de l'environnement, de l'atténuation du changement climatique et de l'adaptation à celui-ci".

"Dans beaucoup de pays, les performances environnementales de l'agriculture progressent moins vite, voire régressent, depuis le milieu des années 2000: les pays devraient investir pour combler leurs déficits de connaissances et s'appuyer sur les technologies numériques pour ce faire" recommande l'organisme.

C.C. avec AFP