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Carlos Ghosn combatif au lendemain de sa remise en liberté

Carlos et carole Ghosn poursuivis par les médias japonais dans Tokyo.

Carlos et carole Ghosn poursuivis par les médias japonais dans Tokyo. - JIJI PRESS / AFP

Le JDD raconte ce dimanche que l’ex-dirigeant de l'alliance Renault Nissan, libéré des geôles japonaises, a pu célébrer ses 65 ans en famille, et qu’il est d’humeur combative.

Les presque quatre mois qu’il a passés en prison au Japon depuis le 20 novembre ont durement éprouvé Carlos Ghosn. Amaigri, délesté de ses responsabilités au sein de l’alliance Renault-Nissan, et toujours cible d’accusations de malversations financières, l’homme d’affaires libano-franco-brésilien a encore de rudes batailles à mener. Mais il est "prêt à se battre pour clamer son innocence", souligne un proche interviewé dans le JDD de ce dimanche.

À l’occasion de ses 65 ans, qu’il fêtait en famille samedi, l’ex-dirigeant du premier constructeur mondial a admis sa fatigue devant ses proches, son soulagement de ne plus prendre ses repas seuls, de se raser et prendre une douche quand il le souhaite, raconte l’hebdomadaire.

Les médias massés devant son immeuble

L’appartement tokyoite où Carlos Ghosn est contraint de loger depuis sa libération le 5 mars a vite été repéré par les médias japonais, qui se passionnent pour son histoire. Ces derniers font le pied de grue devant la porte de l'immeuble sans charme d'où l'homme d'affaires n'a le droit de sortir que pour se balader dans la capitale nippone. Il n'a par ailleurs pas le droit de quitter le pays avant son procès, qui ne devrait pas se tenir avant six mois.

Excédée, son épouse Carole, à ses côtés depuis qu’il a franchi la porte de la prison de Kosuge, a fait part ce week-end à BFMTV de leur besoin d’intimité et de tranquillité.

Éviter "d'affaiblir sa position"

Depuis sa sortie de prison, Carlos Ghosn ne s’est pas exprimé dans les médias. Pourtant la justice japonaise l'y autorise (en revanche il n'a pas le droit d'envoyer des mails, d'aller sur internet, d'envoyer des SMS). Il laisse ses proches et ses conseils parler pour lui. L’idée est d’éviter "d’affaiblir sa position dans une bataille judiciaire encore très loin d’être gagnée", souligne le JDD. Car il n'est pas à l'abri d'une nouvelle inculpation qui le renverrait à la case prison.

En tout cas il aurait déjà mis en place un plan de combat: dès lundi, il passera ses journées dans les bureaux de ses avocats pour organiser sa défense.

Nina Godart