BFM Business

Michel Barnier: "les banques paieront pour les banques en faillite"

Michel Barnier, le Commissaire européen français, se réjouit d'un accord sur l'Union bancaire.

Michel Barnier, le Commissaire européen français, se réjouit d'un accord sur l'Union bancaire. - -

Le Commissaire européen au marché intérieur et aux services financiers s'est réjoui, ce jeudi 19 décembre sur RMC, de la prochaine adoption par les dirigeants européens d'un accord sur l'Union bancaire.

Le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne qui se tient ces jeudi 19 et vendredi 20 décembre va déboucher sur l'adoption d'un accord autour de l'Union bancaire.

Mercerdi soir, les ministres de l'Economie et des Finances des 28 ont en effet noué un accord sur le deuxième pilier de l'Union bancaire : le mécanisme de résolution des crises.

Sur RMC ce jeudi matin, Michel Barnier, le Commissaire européen au marché intérieur et aux services financiers, s'est réjoui de ce pré-accord. "La crise financière depuis 5 ans a cassé la confiance, la croissance", a-t-il rappelé, évoquant au passage les produits toxiques et les bonus des banquiers. "Il y a des gens qui auraient dû aller en prison", a-t-il lancé, visant certains d'entre eux.

Cet accord va donc mettre un terme aux erreurs du passé et "réconcilier les gens avec l'Europe", espère-t-il. Il a pointé du doigt "des banques qui se sont conduites n'importe comment". Désormais, "les banques paieront pour les banques en faillite". "Elles feront l'objet d'une mise en faillite ordonnée", a-t-il insisté.

55 milliards d'euros de garanties dans les 10 ans

"Les 6.000 banques européennes vont être supervisées par la BCE". Un fonds de résolution (en fait de garantie, ndlr) va être financé "avec l'argent des profits des banques", a rappelé Michel Barnier. Il a mis en avant les 55 milliards d'euros mis en garantie dans les 10 ans à venir.

"C'est normal que les banques épargnent" pour les éventuels sinistres. Mais, malgré ce dispositif, Michel Barnier n'a pas voulu dire que "jamais les contribuables ne seront mis à contribution", comme dans l'affaire Dexia par exemple.

P.C