BFM Business

Merkel ne veut pas donner plus de pouvoirs à Bruxelles

Angela Merkel souhaite un renforcement de la coordination entre les Etats-membres.

Angela Merkel souhaite un renforcement de la coordination entre les Etats-membres. - -

La chancelière allemande se dit opposée à l’élargissement des compétences de la Commission européenne, dans un entretien dans Der Spiegel à paraître le 3 juin. Elle milite pour une meilleure coordination entre les Etats-membres.

Pour Angela Merkel, l’Europe a assez de pouvoirs. Dans un entretien à l'hebdomadaire Der Spiegel à paraître lundi 3 juin, la chancelière allemande, se dit opposée à l’élargissement des compétences de la Commission européenne

La chancelière explique vouloir renforcer la coordination entre les Etats-membres, notamment dans le domaine économique. Une idée qu'elle défend avec le président français, qu’elle a rencontré jeudi 30 mai à Paris.

Dans le journal, la chancelière indique que "François Hollande et moi sommes beaucoup plus favorables à une meilleure coordination des domaines politiques qui ont un rôle décisif dans le renforcement notre compétitivité".

Angela Merkel donne comme exemple les politiques de l'emploi, notamment celui des jeunes, qui sera au cœur du sommet européen des 27 et 28 juin prochains. Elle souhaite aussi une collaboration accrue sur les retraites mais aussi sur les politiques fiscales et sociale.

Pas de suffrage direct pour le président de la commission

Mme Merkel juge également la coordination économique entre Etats-membres "trop faible". "La coordination de la politique économique en Europe est beaucoup trop faible, elle doit être renforcée", estime-t-elle.

Par ailleurs, elle se dit par ailleurs "réservée" à l'idée d'une élection du président de la Commission européenne au suffrage universel direct.

"Un président de Commission, qui serait élu directement par le peuple devrait se voir conféré des pouvoirs bien différents de ce qui est le cas actuellement", estime la chancelière.

C.C avec AFP