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Merkel donne des gages à Cameron

David Cameron et Angela Merkel lors de leur rencontre ce vendredi

David Cameron et Angela Merkel lors de leur rencontre ce vendredi - John Mac Dougall - AFP

La chancelière allemande a déclaré vouloir accompagner la volonté de réformes de Londres sans exclure a priori une modification des traités

La chancelière allemande semble prêter une oreille attentive aux revendications de David Cameron. Ce vendredi 29 mai, Angela Merkel n'a pas exclu une possible modification des traités européens, réclamée par le Premier ministre britannique.

Invitant à parler d'abord du fond des réformes souhaitées par Londres, puis de ses implications institutionnelles, elle a affirmé : "quand on est convaincu d'une idée, on ne peut pas dire 'une modification de traité est absolument impossible'", lors d'une conférence de presse commune avec David Cameron.

La chancelière allemande a également affirmé vouloir "accompagner de façon constructive" la volonté britannique de réformer l'UE.

Londres contre le statu quo

La veille, le Premier ministre britannique, qui effectue actuellement une tournée européenne, avait demandé à ses partenaires européens d'être flexibles et de faire preuve d'imagination".

"Le statu quo n'est pas suffisant, des changements peuvent être faits et bénéficier non seulement à la Grande-Bretagne mais aussi au reste de l'Europe", plaidait-il.

Berlin partage une proximité idéologique avec Londres sur les questions économiques, notamment sur la nécessité de conduire des réformes libérales, en faveur de la rigueur budgétaire et de l'amélioration de la compétitivité, ainsi que pour abattre les obstacles au développement du commerce mondial.

L'Allemagne craint aussi de se retrouver isolée comme seul grand pays du Nord au sein d'une Union européenne dominée par les pays du sud. Cependant, Berlin refuse toute atteinte au principe de la liberté de circulation des personnes dans l'espace européen et souhaite une intégration renforcée de la zone euro pour consolider la monnaie unique européenne.

J.M. avec AFP