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Les touristes français renouent avec la Tunisie

Youssef Chahed et Emmanuel Macron le 15 février 2019

Youssef Chahed et Emmanuel Macron le 15 février 2019 - LUDOVIC MARIN / AFP

Le Premier ministre tunisien Youssef Chahed a indiqué ce vendredi que la Tunisie espérait attirer un million de touristes français en 2019, après un bond de 37% en 2018. Une bonne nouvelle pour la Tunisie qui avait été désertée par les touristes occidentaux après les attentats du Bardo et de Sousse en 2015.

La Tunisie espère attirer un million de touristes français cette année après un bond de 37% en 2018, a déclaré le Premier ministre tunisien Youssef Chahed à l'issue d'un entretien avec Emmanuel Macron ce vendredi à l'Elysée.

Au troisième jour de sa visite en France, Youssef Chahed s'est félicité des "relations excellentes" qu'entretiennent "avec une bonne dynamique" Paris et Tunis. Il a appelé la France à "s'investir dans cette jeune démocratie tunisienne qui a montré son caractère exceptionnel et unique". "Nous avons besoin de consolider notre développement économique pour répondre aux aspirations de la population en matière de création de richesse, d'emploi...", a-t-il ajouté.

Il a estimé que le "doublement des investissements français en Tunisie", qu'Emmanuel Macron avait annoncé lors de sa visite en Tunisie début 2018, était "en bonne voie à l'horizon 2022".

9 millions de touristes étrangers espérés 

Un autre point positif est, selon lui, le bond de 37% du nombre de touristes français en Tunisie l'an dernier à "plus de 800.000". "Nous allons viser un million de touristes en 2019", a-t-il ajouté. Les touristes occidentaux avaient déserté la Tunisie après les attentats du Bardo et de Sousse en 2015.

Dans un entretien au Figaro jeudi, Youssef Chahed a indiqué que son pays visait neuf millions de touristes étrangers cette année et a estimé que la Tunisie ne devait "pas rester dans le modèle du (voyage) All Inclusive, peu générateur de devises".

Emmanuel Macron et Youssef Chahed ont également évoqué les dossiers sécuritaires de lutte antiterroriste et du conflit en Libye, qui partage une longue frontière avec la Tunisie. Au cours de sa visite, le Premier ministre depuis 30 mois a signé plusieurs accords, notamment une conversion de dettes en projet de développement pour financer un projet d'hôpital, à hauteur de 60 millions d'euros.

Paul Louis avec AFP