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Le Maire va demander au PDG de Bosch des investissements à Rodez

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- - Jean-François Monier - AFP

Le ministre de l'Économie a assuré ce vendredi matin sur Europe 1 qu'il allait demander au dirigeant de Bosch un "nouvel investissement" sur le site de Rodez, spécialisé dans le diesel alors que ce type de motorisation est voué au déclin.

Le ministre de l'Économie Bruno Le Maire a indiqué vendredi qu'il allait demander au PDG de l'équipementier Bosch un "nouvel investissement" dans son usine de Rodez (Aveyron), où 300 à 800 emplois sont menacés, selon les syndicats.

"Je verrai lundi dans le cadre du sommet sur l'attractivité" organisé par Emmanuel Macron à Versailles "le président de Bosch", a déclaré sur Europe 1 Bruno Le Maire, interrogé sur la situation de l'usine, premier employeur privé du département avec 1600 salariés.

Le diesel, pas suffisant pour maintenir l'activité

"Je vais lui faire deux demandes. La première, c'est qu'il fasse un nouvel investissement sur l'une des deux lignes de production", a indiqué Bruno Le Maire, ajoutant que cela n'était "pour l'instant pas prévu". La deuxième, "c'est la diversification de l'activité de Bosch à Rodez. Aujourd'hui, ils font des injecteurs de voitures diesel. Je pense que ça ne suffira pas à garantir la charge de travail dans l'usine", a poursuivi le ministre.

L'intersyndicale de l'usine Bosch de Rodez, reçue mardi à Bercy, a mis l'État en garde mardi face au "désastre économique" que représenterait la fermeture de ce site spécialisé dans les moteurs diesel, où entre 300 à 800 emplois sont menacés à court terme, selon elle.

12.000 personnes dans la "filière diesel" en France

L'équipementier allemand doit moderniser ses deux lignes de production pour pouvoir fabriquer des injecteurs diesel nouvelle génération, la technologie actuelle devant "disparaître à l'horizon 2020/2021", a fait valoir lors de cette rencontre Julien Rul, responsable syndical SUD. La direction de Bosch doit se déplacer le 26 janvier dans l'usine pour y faire "des annonces", selon les syndicats.

Interrogé sur les craintes des syndicats, Bruno Le Maire a dit "comprendre leurs inquiétudes", liées à la restructuration en cours de la "filière diesel", qui emploie directement 12.000 personnes en France. "Il faut accompagner le mieux possible" l'ensemble de la filière, a estimé le ministre, disant être "déjà en discussion avec Renault et Peugeot" sur ce sujet. "Ils sont extraordinairement positifs et constructifs, ils ont parfaitement conscience qu'il faut accompagner cette filière et qu'ils sont aussi responsables de leurs sous-traitants", a-t-il ajouté.

N.G. avec AFP