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Le groupe SOS milite pour l'hôpital privé non lucratif afin de soigner le système de santé français

Sur BFM Business, Jean-Marc Borello, président de l'organisation spécialisée dans l'entrepreneuriat social, revient sur son rapport sur les failles du système de santé remis au ministre de la Santé.

Dans le cadre du Ségur de la santé qui a débouché sur une enveloppe de 6 milliards d'euros, Jean-Marc Borello, président de groupe SOS, a remis au ministre de la Santé un rapport visant à identifier et à combler les failles du système français de santé. Rappelons que le groupe SOS possède notamment 10 hôpitaux localisés dans le grand est parisien.

Sur BFM Business ce jeudi, le dirigeant résume la principale préconisation de ce rapport. "On a remis au ministre de la santé un rapport entre autres pour faire la promotion de l'hôpital privé non lucratif", explique-t-il. Rappelons que c'est justement le modèle utilisé par le groupe SOS pour ses établissements hospitaliers.

Ce modèle "a l'avantage d'être à la fois aussi souple qu'une entreprise privée et avec une recherche réelle d'intérêt général. Donc un modèle qui d'ailleurs a été choisi par l'Allemagne, par les Etats-Unis depuis longtemps et qui permet d'allier le service public et la souplesse d'innovation de l'entreprise privée", poursuit-il.

Revoir le système de facturation dans l'hôpital

Jean-Marc Borello estime par ailleurs que cette approche peut être déclinée à d'autres types d'établissements de santé: "nous avons aussi une centaine d'établissements pour personnes âgées dépendantes. Donc on a de vrais modèles aussi sur la prise en charge de la dépendance. C'est un modèle qui encore une fois n'a (pas) d'autre objet que l'intérêt général avec une souplesse d'organisation et une capacité d'innovation qui objectivement est utile dans ces temps troublés".

Le responsable appelle également "à revoir le système de facturation (dans les hôpitaux, NDLR) parce qu'on ne peut pas objectivement continuer à facturer systématiquement à l'acte avec des activités qui seront définitivement déficitaires, du type les urgences ou les opérations non programmées. Donc il faut absolument avoir un mix entre le paiement à l'acte et des forfaits de soins sur les missions d'intérêt général".
Olivier Chicheportiche