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Le gouvernement vante "les réussites du dialogue social" dans les entreprises

La ministre du Travail, Muriel Pénicaud.

La ministre du Travail, Muriel Pénicaud. - Éric Feferberg - AFP

À l'occasion de la journée des "réussites du dialogue social" organisée vendredi, la ministre du Travail Muriel Pénicaud mettra en valeur les accords "innovants" signés ou approuvés en entreprises en 2018. La CGT dénonce de son coté une "célébration de la casse du Code du travail".

Le ministère du Travail organise vendredi la première édition des "réussites du dialogue social" afin de mettre en valeur des accords "innovants" signés dans les entreprises, une journée vilipendée par la CGT comme une "célébration de la casse du Code du travail".

DRH et syndicalistes d'une trentaine d'entreprises viendront présenter "à deux voix" des accords signés dans sept domaines: "emploi-compétences", "performance collective", "qualité de vie au travail", "égalité professionnelle femmes/hommes", "handicap", "dialogue social", "accords européens et internationaux".

"Ce sont des accords qu'on a jugés innovants sur la méthode, le contenu ou le périmètre et qui peuvent être inspirants pour d'autres", a expliqué l'ancien DRH d'Air France, Gilles Gateau, organisateur de cette journée. "Ce n'est pas une journée sur les ordonnances travail de 2017, mais sur la négociation d'entreprise", a-t-il plaidé. 

"Changement culturel"

Dans l'éditorial présentant ces journées, la ministre Muriel Pénicaud se félicite cependant du "changement culturel" permis par les ordonnances avec "le passage d'un droit social administré d'en haut à un droit social co-construit sur le terrain par le dialogue social dans les entreprises et les branches".

Elle souligne que le nombre d'accord signés ou approuvés en entreprises "se maintient à un niveau élevé (75.600 en 2018)", dont "plus du tiers" dans celles de moins de 50 salariés.

"Un plus grand nombre d'accords conclus ne démontre pas que ces derniers sont de meilleure qualité ou qu'ils répondent aux revendications des salariés", a répondu dans un communiqué la CGT qui "ne contribuera pas à encenser la casse du Code du travail". 

Paul Louis avec AFP