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Le FMI et la BCE veulent décider vite sur l'aide à la Grèce

Le directeur général du Fonds monétaire international (FMI), Dominique Strauss-Kahn (au centre), le président de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet (à gauche) et le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schaüble. Il faut adopter r

Le directeur général du Fonds monétaire international (FMI), Dominique Strauss-Kahn (au centre), le président de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet (à gauche) et le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schaüble. Il faut adopter r - -

BERLIN - Il faut adopter rapidement une décision sur l'aide financière à la Grèce, ont déclaré le président de la Banque centrale européenne et le...

BERLIN (Reuters) - Il faut adopter rapidement une décision sur l'aide financière à la Grèce, ont déclaré le président de la Banque centrale européenne et le directeur général du Fonds monétaire international, mais ils ont refusé de dévoiler le montant de cette aide tant que les discussions avec Athènes n'auraient pas abouti.

"Il est impossible de donner le moindre détail sur ce qui sera finalement conclu", a dit Dominique Strauss-Kahn, le patron du FMI, lors d'une conférence de presse commune avec Jean-Claude Trichet, le président de la BCE, et Wolfgang Schäuble, le ministre des Finances allemand.

Auparavant, des parlementaires allemands avaient rapporté que Dominique Strauss-Kahn avait évoqué un montant global de 100 à 120 milliards d'euros sur trois ans pour le plan d'aide à la Grèce associant le FMI et la zone euro.

Dominique Strauss-Kahn s'est refusé à tout commentaire sur ce point lors de la conférence de presse.

De son côté, Jean-Claude Trichet a estimé que les négociations avec les autorités grecques sur les besoins en terme d'aide financière devraient aboutir dans les tout prochains jours.

"Je fais l'hypothèse de travail que nous aboutirons à un très bon résultat à la fin de cette négociation. Cela dépend de nous et cela dépend du gouvernement grec. Je suis confiant", a-t-il ajouté, avant de souligner "l'absolue nécessité de décider très rapidement".

Dominique Strauss-Kahn a abondé dans ce sens.

"Le plus tôt sera le mieux", a-t-il dit. "Si tout se passe rapidement, je crois vraiment que les problème seront résolus. Mais si nous ne les résolvons pas en Grèce, cela pourrait avoir beaucoup de conséquences pour l'Union européenne."

Les pourparlers entre la Grèce, les autorités européennes et le FMI ont débuté la semaine dernière à Athènes. Le gouvernement grec avait auparavant demandé pour 2010 jusqu'à 45 milliards d'euros de prêts d'urgence aux autres Etats de la zone euro et au FMI.

Paul Carrel, Marc Angrand pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten